Sur le chemin


Il n’est pas de chemin
Qui ne soit balisé
Pour que les obstacles
Ne réduisent le champ de vision,
Pour qu’ils ne soient pas prétextes
D’influences clamées en mots forts dictés
Sur le chant du bonheur.

En nos bois, le chant des oiseaux
Sur la musique de la brise,
Accompagnait nos pas.
Tu as ramassé une plume
Et en voulant rejoindre l’oiseau,
Les chants sont devenus muets.
Ton ardeur les a fait fuir.

Le silence assèche la forêt.
Désert de couleurs et de senteurs,
Tu l’as cru sourde
Au point de te faire fourbe.
Tu fais taire même tes mots de murmures
De ta propre plume
Pour ne plus dire l’essentiel.

C’est ton silence sec
Qui retient tous les élans.
Mais de ton souffle d’hiver,
Lorsque les feuilles seront tombées
Et que la lumière timide et froide
Eclairera le chemin,
Tu sauras et je serai quand même là.

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billet d’exil


Forêt de vitres sur troncs de béton
Tous les reflets pour feuilles sont les remparts
Des regards éteints comme froids sur l’hiver.

Fabrique de souvenirs qui jamais
Ne s’inscrivent sur les feuilles vertes
Des printemps de sourires qui n’ont qu’été.

L’ordre est donné, et pour ton grand bonheur
La valeur du billet tant convoité
S’imprime sur la mort de tes hauts bois.

Il manque à la promesse de lumières
La chaleur que la nostalgie retient
Même pour ceux restés sous leur frondaison.

Paroles en reflets, reflets de paroles,
Echo de tes choix en guerre contre toi
Des espoirs sont nés de tes souvenirs.

Pourtant le temps n’existe qu’au passé,
Le présent meurt avant d’avoir été,
Ton avenir est une larme obligée.