Soufflé


Après que le vent eut laissé les abeilles faire leurs voltiges,

Après qu’il eut, comme d’une seule main, suspendu les parfums,

Le voici qui se lève comme pour tout emporter,

Eveillant alors la solitude en manteau.

 

En bourrasque, il la secoue et semble la provoquer,

Il dépoussière le silence endormi dans les oreilles

Et gratte les regards qui ont déjà oublié

Le sourire éclairé par la lumière du miel.

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Essentiel oublié


 

 

Illustration Margot Roisin

Illustration Margot Roisin

 

 

En cris, en lumières clignotantes comme moqueries des étoiles et en maigres éclats se faisant lois à faire rire tous les soleils de tous les jours finissant sur mousse de velours, nous sommes tous pour nous-mêmes superficiels en bataille à gagner pour une guerre perdue.

 

Puis soudain, d’hier pour aujourd’hui, sur un lit de papier pour poussière ancestrale taillée, en langage de nuances comme nuages s’élevant du drap de terre sur lequel elle pose, apparaît, en nourricière, la beauté.

 

Nulle couleur au devenir de nuit n’est, et, en légèreté de silence, s’exprime l’essentiel oublié de la vie.