Regard de traversée


Comme on traverse un nuage,
Tandis que Paris traverse
Et essuie tous ses siècles,
Moi, je traverse Paris.

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Cycle


De deux étrangers

Qui n’avaient de cesse

De trop t’imager,

De leur népenthès,

 

Dans leur espérance,

Comme un voyageur,

Tu offres  silence

De toutes tes heures.

 

De l’eau et du ciel

Enfant de naguère

Vers l’éclat tel miel

Tu t’envoles des terres.

 

Te voici nuage

Couverture des cris

Libéré des âges,

Et l’escroquerie

 

Du profond souffle,

Par eux expirés,

N’est que mistoufle

Dès lors méprisée.

 

Pourtant à jamais

De mer vers lumière

Le mois de mai

Se souvient d’hier.

 

Vers des terres nouvelles

En couloir des vents

Tu pars blanche et belle

En espoir fervent

 

Pour alors donner

En larmes de vie

L’enfant des années

Des chants des envies.

 

Ancre de tes pages,

A ton tour deviens

Mère de ton ouvrage

Et lit des étoiles.

L’âge d’un nuage


Le temps à l’âge d’un nuage.

 

Phénix des ères transparentes comme le lit des nuages qui en voyage marque ses heures, il se renouvelle sans cesse ici ou ailleurs.

 

Universel comme l’éternité, il étire son silence en l’instant de tous les temps.

Gris


Nuages de béton, les fenêtres reflètent l’infini de l’ennui qu’elles cadrent en gardant secret leurs univers obscurs.

 

Au ciel, les pelotes de dentelles empilées absorbent le rêve pour n’en donner que l’essentiel vital, réduit sans envie, et prennent l’essence des étoiles que les murs de brumes des villes ne savent pas.

 

Le monde semble nanti d’ignorance. Pourtant au dehors, dans les cieux comme sur terre, dans le gris de Nanterre, chacun cherche toutes les nuances de l’éclat.