Maigre reflet


Celui qui n’aime les autres que par ressemblance n’aime personne sinon que lui – même. La profondeur de l’inverse ainsi bien trop plate et froide est aveugle à l’œil qui s’y noie.

 

La ressemblance offre l’image. Mais jamais l’individu qui se moire ne s’échange en couleur lumineuse et en chaleur et reste illusion physique et virus de l’âme.

 

Etre est alors (encore !) supplanté par avoir. Il n’est rien derrière cette lucarne sans imagination possible, vendeuse de notre assurance, que notre étal à bavardage en guise de séduction d’avance gagnée.

 

Pourtant, personne n’appartient à personne. Et le reflet est tel écho de loup ne sachant taire les manteaux broutant en nuages de montagne et qui bien ensemble n’ont aucune conscience de leur si belle impression.

 

Alors celui qui n’aime les autres que par ressemblance finit en n’aimant personne, pas même lui – même désoeuvré ainsi au milieu des verbiages transparents du mensonge en l’éternelle solitude. Le virus s’est alors emparé des trésors de l’âme faisant souvenirs gâchés les couleurs et les chaleurs.

 

Les différences nous ramènent à nos forces et nos faiblesses. Mélodies sur accords se font lit de nuances pour souffle du temps. L’orchestre est complexe pour le chant au vent.

 

Une des vraies forces est d’admettre sa faiblesse. Il est vain d’écouter le reflet comme de tenter de voir l’écho et tout le monde le sait…

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