Rappel vivant à l’ultime


Ce matin, loin des océans, une mer de silence, blanche et froide comme la mort s’est étalée sous ma lucarne.

Quelques oiseaux y ont laissé leurs empreintes chantantes noires et chaudes comme des étoiles, rassurant mon regard.

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Poésie 9


Jardin d’étoiles, parc de galaxies, vallées d’univers
Pour autant de couleurs de poussières,
De gouffres en spirales sans vertige
Et de lumières mères des ombres
Présentes et transparentes
Qui s’offrent sans que l’on puisse les cueillir
Comme la poésie fait le poème qui fait le poète.

L’ombre à l’or


Ombre à l'or, photo de Boris Sentenac (droits réservés)

Ombre à l’or, photo de Boris Sentenac (droits réservés)

 

L’or froid automnal
S’est déposé en drap
Sur

L’ombre chaude estivale,
Ronde comme on a cru
Le monde.

.

Sur la même photo, découvrez le poème de Margot Roisin : Douce illusion

Hommes d’hiver


La lumière étale ses métaux précieux sur les plus hautes vitres, comme s’il s’agissait de son unique parole à l’instant froid fait de couleurs engourdies.

Maigre excès furtif irréel sur la réalité qui compose la seconde froide d’ici venue des chaleurs de si loin.

Puis, dans ma course vers ce que j’aurai oublié demain, il n’y a plus que l’hiver qui ressemble aux hommes.

En commerce monnayé d’empathie, ils s’expriment en mots de caresses, pour prétextes à l’expression des suivants piquants.

En dépit des lumières qu’ils projettent, ils font un monde qui n’assume pas et s’effraie même de la responsabilité de ses propos à tenir.

Ils les savent fondamentalement en dépit du déguisement des flatteries. Ils savent qu’ils sont criminels sans prévenance. La voix dit ce qu’elle ne veut pas entendre. Mauvais chant, on ne danse jamais en ce bal masqué.

En dépit de l’éclat de leur sourire, irréprochable comme une excuse, trop d’hommes sont fait d’hiver.

Barbara (poème)


Barbara calligramme, Boris Sentenac (tous droits réservés)

Barbara calligramme, Boris Sentenac (tous droits réservés)

Visage du jour sur corps de nuit, lune de tes jours qui suivent ton voyage qui s’élance dans tes bras pour arriver ici : à l’endroit de l’instant qui ne cessera de se répéter en mots de piano.

Grave ou fluette, ta voix prend la suite du voyage. Nantes, Göttingen, partout où le soleil est noir jusqu’à ce lac où s’est noyé le cauchemar de chacun au travers du tien.

Mère par caresses sur les cœurs de tous, ton éclat réchauffe tandis que ton corps de pluie s’égoutte sur nos joues.

Ton chant s’est accroché dans l’éternité du silence comme le vent qui siffle dans les branches de l’hiver.

Force intime sacrée du vivant, le réel s’envole comme les oiseaux se tiennent à l’invisible avant qu’ils ne reviennent à la terre.

Barbara-studio-Leloir-Paris-septembre-1968

Barbara-studio-Leloir-Paris-septembre-1968

 

 

 

 

 

 

 

Barbara calligramme negatif, Boris Sentenac (tous droits réservés)

Barbara calligramme negatif, Boris Sentenac (tous droits réservés)

Et pour découvrir ou revoir le film poétique que j’ai réalisé en hommage à Barbara, cliquez sur le lien suivant :

https://borissentenac.wordpress.com/2017/11/24/barbara-video/

un autre hommage à Barbara


Ce soir 24 novembre 2017, FIP propose une émission sur Barbara. Plus d’informations sur le lien ci – dessous :

http://www.fipradio.fr/emissions/speciales/2017/soiree-speciale-barbara-11-24-2017-20-00

 

Et pour ceux qui ne l’ont pas vu, mon petit hommage à moi :

https://borissentenac.wordpress.com/2017/11/24/barbara-video/