Publication dans la revue « Le capital des mots »


Bonjour à tous,

Deux de mes poèmes (inédits) ont été publiés dans la revue « Le capital des mots » d’Eric Dubois (écrivain et poète).

Vous pouvez les lire en cliquant sur le lien suivant :

http://www.le-capital-des-mots.fr/2020/01/le-capital-des-mots-boris-sentenac.html

 

Bonne lecture !

Vœu en silence soyeux


Tout au bout de la tige du doute

Dont à pleurer se moque le vent,

Le bourgeon encourage l’espoir

En verbe de sourire pour vœu

Possible tel le sien à chacun

Offert en ce silence soyeux.

Ne plus être…


Parce que tu as cherché un but qui n’existe pas

Et que tu n’as trouvé qu’un moyen :

Celui d’avoir pour être, abandonnant ce que tu étais,

Parce que tu as posé le temps qui n’existe pas

Et que tu n’as trouvé qu’une finalité,

La lune est devenue aveugle

Et le confetti du pommier, un leurre.

Infini éphemère


Quelques chants d’oiseaux revendiquent la vie
Du printemps maintenant en manteau de terre.

La mort en camouflage de vie soumise
A la patience du temps parle en conscience
Comme une promesse de l’éternité.

Le soleil reviendra bruler ce qui brille
Tel un sourire en infini éphemère.

Néant


Je me suis endormi sur mes rêves polis

Comme un galet auprès de sa belle rivière,

J’ai admiré la transparence s’écoulant

Sur l’éternité, puis par ta main de poèmes

Tu m’as glissé dans la poche de ton envie,

En un désert : silence de ta liberté.

Tu t’es approché d’un ciel bien trop lumineux

Et n’as entendu que la parole légère

Du vent trop fort qui ne se doute pas des gifles

Qu’il inflige, brûlant son plaisir vaporeux

En déni et toujours au mépris des bonheurs.

Il t’a parlé de ses jeux en mots de voyelles

Criantes mais si pauvres, puis tu as lancé

Du haut du vertige, le poids de l’essentiel.

Il n’y a plus de rêves ni de transparence

Et ton fugace plaisir, opaque aux poèmes

N’avait même pas le goût du sucre promis

Puisqu’aucun fruit ne pousse sur branche arrachée.

De cette chute vertigineuse il ne reste

Que les angles saillants qui ne croient plus en rien

Et qui pourtant en une prière réclament

Le silence des mots de notre vérité,

Ne pouvant par aucun vent polir à nouveau

Ce cauchemar figé en quelque nouveau rêve.