Beauté de paradoxe


Photo : Boris Sentenac Droits réservés

Habillée de certitude, tu es maîtresse habile, joueuse de charme,

magicienne du feu sur cascade de force, de ton regard de femme.

Reflet de chaleur à faire rougir tous les soleils,

à l’heure des rêves le silence est ombre de tes pépites d’étoiles.

Le joyau de lumière appelle la main pour se coiffer de son assurance

et l’apaiser d’espérance dans l’instant secret de la ride

du lit carmin de tes baisers.

Flambeau de caresses d’or, le trésor est gardé

par milliers d’aiguillons comme autant de paradoxes hérissés

qui démontrent la beauté de l’abandon

de toutes convenances transparentes en vitrail de vérité.

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Eclat de nos jours


Sur le balcon de nos rêves qui s’endorment à la caresse de la jeune chaleur, les ombres s’accrochent encore comme sécheresse de nuit.

 

Un angélique sourire de désolation sur cet inutile aveugle se fait guise de croissant de lune sous l’éclat de tes yeux comme étoile de ton « bonjour ! »

 

Ma main accompagne alors la brise dans la fougue coiffée par l’oreiller et restée figée.

 

La richesse des heures endormies nous offre le temps du midi qui n’aura ni heure ni clocher. La spontanéité est l’innocence de la vérité.

 

La lumière est encore silence et, avant même d’entamer le tintamarre de la journée, se dépose sur l’oppression des méfiances sombres et condamnées, à la pointe du jour, l’éclat simple de nos jours.

Evolution


Soleil tu bouleverses les ténèbres. Ainsi, tel un dieu tu es une possibilité passée juste en cours d’évolution. Tel un homme tu t’épuises jusqu’à ta déchéance.

En fruit de lumière et de chaleur, éclatant de couleurs promises mures en espoir de larmes avant de nous parer inévitablement de fatigue, comme l’astre est lumière, en miroir aux alouettes, on se fait sucre par préférence illusoire comme la promenade de l’ombre sur l’éternité.

Rien n’est irréel sauf la vérité qui, furtive et multiple, bien que nécessaire dans ses mystères, se fait mensongère.

Eblouie


Eblouie par le soleil, tu n’as pas vu la lune s’installer sur le jour sublimé par ton cœur.

Depuis, parce que ton ivresse a été ton oubli du crépuscule, tes larmes reflètent la transparence de l’éclat de la nuit sous le regard lumineux et pâle de la réminiscence de ton mystère de désolation brûlante.

Si la lune s’invite le jour, le soleil déserte toujours les ténèbres et tu sais que la lumière n’est rien non plus sans ce qui la reflète. L’absence ne peut signifier que ta propre tentation et la souffrance de ton cauchemar déguisé en rêve ressemble à un épouvantail en costume moqué par tous les corbeaux.

Maintenant, à chaque heure de tous les jours qui se font nuit, tu vis de touffeur écrasante d’ennui telle la solitude d’un univers entier perdu dans ses étoiles ainsi devenue brillante de néant.

Quand les couleurs reviendront, avant même que le bon sens des pauvres gens ne devienne rengaine, prend la chaleur et méfie-toi de l’aveuglement d’un zénith trop bas.

Les coupables de l’ardeur


Le soleil, en secret, derrière l’horizon fait des hauts nuages les réminiscences de l’amour avant que le ciel ne se couvre par un tricot sombre à grosses mailles de larmes qui gifleront la vie comme le jugement des différences, meurtrier pour les uns et rassurant pour les autres, s’accaparant, comme la nuit aveugle à venir, l’éclat rose.

 

Pour ces coupables de l’ardeur, il est alors temps de laisser s’écouler le clandestin crépusculaire en rêves déchaînés de demain comme lumière et chaleur au fond de leur caverne.