Souvenirs en lit de rêves


Berceau d’étoiles aux branches invisibles

Plongées dans un seau de survie

En guise de magasin sur un trottoir

Caressé par le dieu des mimosas

Dans sa douceur hivernale et prometteuse

Des couleurs du printemps à venir,

 

Furtif parfum en rire de lumière

Courant en joie comme un enfant

Transparent aux rides faisant couronne

Du regard de leur gardienne qui se sert

De la magie de l’éclat fleuri

Sans plus croire à son langage,

 

La poésie n’est cependant pas bourgeoise.

Elle est la noblesse d’être du temps

Avec la lumière de tous les instants.

Le passant dédaigne le rire,

La marchande s’expose au silence

De larmes sèches arrachées par tous les vents.

 

Pour tous, habillés de nuit,

En sérieuse hiérarchie d’austérité,

C’est une opportunité simple

Au demeurant naïve et manquée

Comme une honte de souvenirs

En paisible lit de rêves pourtant éternels.

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Lumières


aurore boréale

 

Incomparables lumières, et pourtant…

 

Les feux des villes sont visibles dans les ténèbres sans jamais les éclairer. Le feu des hommes est sans la poésie jetée du soleil en foulard boréal qui couronne notre berceau. Danse apaisante, toujours verte et constante ici comme là – haut, confrontée aux lumières de l’humanité, statiques et circulantes ici, elles ne sont justes que statiques vue du ciel.

 

Lumière irrégulière dans l’éternité, en symbole d’union des mystères célestes contre lumière régulière des horloges en nécessité sur les ombres des coins de rues et qui n’empêche en rien le feu criminel qui détonne au nom d’un dieu si improbable ainsi d’éclats. Aucune lumière ne devrait engendrer un tout pour en faire quelques caprices.

 

L’électricité n’a pas la force de la folie. La lueur de l’espoir s’abandonne à mesure de jugement hiérarchisant les mots poussant mon poème à hiérarchiser les lumières : expression en éclat furtif de canons ou d’idées et en persuasion du meilleur de chacun de tous les hommes, en paradoxes et contradictions à les entendre toutes.