Liberté


En prison colorée sourde à l’essentiel, la liberté est une souffrance d’envies qui s’interdit à l’amour se rendant forte de faiblesses passées ou qui restent à venir.

Elle est poison d’étoiles ne supportant pas l’éclat du soleil, préférant l’ombre de son objet, se calfeutrant derrière des volets gardiens des paroles d’un monde qu’ils lui racontent.

Elle refuse le choix en se disant de sa trempe créant le bonheur de son malheur, elle n’est qu’illusion de confiance en tout mensonge.

Elle n’existe que dans l’éventail caressant les vents du moment et qui ne répand son soulagement que si nous y répondons pour nous même et non pour un autre, auquel cas il ne resterait de la liberté que le choix déjà posé.

Menant à un échec de l’un ou de l’autre, la liberté est aussi vaporeuse qu’un nuage qui aurait l’espérance prétentieuse qu’on le nomme ciel.

Frustrante par la pureté qu’on voit en elle, pourtant trop souvent en dehors du monde, elle se fait alors exigeante comme une dictature.

Elle est la plus forte des croyances et parle de l’envie pour ne pas dire le besoin qu’elle est pourtant et à qui sait, sans nulle autre alternative, elle trace chemin qui ne mène loin.

Alors, après longue marche patiente ou tempétueuses courses impatientes mais toujours en fuite, avec quelques mots ou en silences portant tous à caution comme les poèmes libres de dire,

En l’absolu comme seulement le sien, elle libère enfin.

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La liberté (2)


Des labyrinthes que sont les paradoxes, en guise de chemins de vie, s’offre autant de sorties qu’il est de sentiers.

L’orientation est souvent un savoir qui ne se dit pas, celui qu’on applique inconscient, celui qui ne redoute pas la nouvelle chance qu’est l’impasse, celui de la confiance qui nous offre jusqu’entre nos murs la liberté.

La liberté (1)


La liberté porte le regret de sa tempête.

La paix est un nuage de passage.

On le salue dans son voyage avant de l’oublier.

Rien d’autre que la chaleur écrasante n’annonce la vigueur de l’orage et sa rigueur résonne en libération.

Son canon désole avant qu’un nouveau souffle ne s’écoule plus court qu’un sourire de printemps, aussi long que le râle d’un vieux fumeur.

La liberté se charge alors de sens et se fait usure de paradoxes.

Nostalgie manquée


Hauts remparts habillés de sapins sous col blanc, la caresse furtive et froide dérobe la poussière de pluie.

 

Liberté et vie s’élancent opaques vers la lumière de nos vallées quadrillées l’été en champs de soleils et de blés.

 

Ici, le moulin reçoit l’ombre des nuages comme rêves de farine envolée.

 

Le vent emporte les quelques paroles frêles qui s’accrochent à l’âge de leur canne et dévoilent les secrets mourant d’éternels sages et patients cyprès.

 

Mon regard s’accroche alors sur les montagnes comme le vieillard à sa fraîcheur essoufflée.

 

Les exploits et les farces racontés sont la pénombre des déveines comme mes rêves sont déjà à pleurer.