Fin d’ardeur


La saison s’étouffe en solitude.

La fatigue paralyse le jour

Et chacun fuit sa mort derrière ses murs.

 

Le vent cherche encore à dénicher quelques trésors.

Il souffle sur les poussières des jardins

Avant de s’affoler dans les rues désertées.

 

Le silence est langage des souvenirs de la fougue passée.

Le présent s’effondre du ciel

Avant de pleurer l’avenir dans les rigoles.

 

Les lumières opulentes sur le sort des jours

Ne parlent de rien et rassurent en tromperies

Qu’éclaire l’espoir vain de la vie sur les paupières des jours.

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Instant


La tempête au dehors, comme guerrière en campagne contre le temps, ne sait rien de ton souffle qui, en caressant la couverture de mon omoplate (réceptacle de ta poésie et source de mes poèmes), écrase des rêves sur mes paupières.

Transparence des couleurs


Les pétales de sang, au milieu des herbes qui se faisaient écho du ressac de nos paroles de caresses que seule la brise rappelle, effleurent des brûlures de la saison.

 

A l’heure bleue, les paupières sont rideaux des étoiles et l’absence ne t’enlace que trop mal pour t’empêcher de sombrer dans les abysses d’un mauvais rêve.

 

Loin du temps et de l’espace des couleurs, mon espérance est la boussole de la solitude qui sert de radeau sur l’océan lit de nuit.

 

Rude terre promise, voulue comme horizon, où, en mauvais mariage, se confond volonté et espérance ne donnant que transparence.