Pluriel des ordonnés


Je parle au pluriel
Et je pense au singulier.

J’imagine tous
Et je me souviens d’un.

J’offre alors,
Tel pont de langage,

Un sourire à tous
Et me garde une larme.

Paroles de lune


La lune s’était étalée sur la vallée.

Quel feu pouvait en avoir fait de telles cendres froides dont le soleil se moquait par son matin, avant qu’elle ne soit en larmes souillées de nos souliers ?

Rare neige en mots de calendrier, elle exprimait l’irréel en s’étalant sur la terre comme en son ciel.

Puis, elle a fondu comme son langage de cet instant et s’est écoulée, comme nous en notre jardin, en banal souvenir réel.

Langage


Le bal silencieux dans le ciel,
En lumière et en couleurs
En dieux comme en mots,
Fait unité de langage.

Plus on lance loin le regard
Plus on croise consonnes de lumière
Pour quelques voyelles
Qui s’accrochent à leur raison d’être.

Rondes uniques en pas de danses
Comme lettres pour mots de l’humanité
De mystères éclatants en évidences obscures
Tous les langages se fondent sur le silence.

Reflets de jardin


Paradis du jour en reflet d’harmonie,

Sa visite en nocturne écrase le silence

De son langage de couleurs.

 

Réalité involontaire sur la vérité

De son créateur patient et acharné,

Le jardin sans besoin de clôture,

Dicte les limites de son rêve

Et parle de son repos redouté

Comme s’il s’agissait de ses angoisses.

 

Enfer de la nuit en reflet de cendre

La visite en diurne éclate le chant

De son langage de couleurs.

Entre deux mondes


La mer dépose sans cesse les reflets des jours passés.

 

Poussière blonde pour frontière de l’origine qui agonise éternellement sur le devenir déjà mature du haut de l’âge de ses falaises.

 

Tout en dérobant quelques perles salées, le vent les unis.

 

Salué par les vagues et quelques vagues d’innombrables tiges d’espérances vertes où s’attardent quelques nuages de laine faisant bombance, il voyage sans cesse en transparence fouettant tous les masques des regards qui ne voient que leur monde et hument le souvenir d’un autre pour faire leur langage myope de savoir et lucide de croyances.

Poussière d’étoiles


D’hier jusqu’à demain
Poussière de grenier
Poussière de tes etoiles
 ?       .    .             .
           .     .      .          .
    .       . ..       .      .      .  .
  .     ..   .  .      .          . !
Futile langage d’hier
Tel outil de musée
Tu es fait de mémoire.

Langage d’espoir


Photographie : "dark side" J2MC, droits réservés

Photographie : « dark side » J2MC, droits réservés

Cage bavarde d’escaliers,

En marche figée,

Le pied sur la réalité

Et le regard dans la vérité,

Il n’est nulle offrande d’espoir

Qu’en reflet de langage.

 

Consultez le site du photographe J2MC

https://www.flickr.com/photos/walberthur/