Des bruits (2)


Dans les rues de tous les jours

Nos taches de bruits diffuses et continues,

Fil de vie infini sur lumière transparente

Traduit en mots se voulant relief de nos plaines

Couronnée de l’horizon haut perché,

Ecrasent le sommet rêvé

Que chacun tête baissée rend aussi sourd

Que l’opulence illusoire rend aveugle

Tous les regards quotidiens

Sur un bruit de source.

Fin de l’été


Comme accroché à leurs longues cordes blanches arrachées aux terres qui veillent l’été mourrant, les avions éparpillent leurs rêves d’horizons.

Phrases silencieuses mais sans mystère du ciel, la lune les ponctue en un point de craie.

Puis, le royaume simple de la lumière se refait marbre avant un dernier vent voleur des parfums et stupeur des cigales.

De ces pays de souvenirs mérités, les vieilles pendules de chaque maison qui se répondaient dans les rues, continuent de sonner midi dans l’oubli d’un temps fluorescent sans nuances de vérités, étouffé par la réalité.

Nuit du matin débordant des rives du jour, le diktat du néon en compensation hystérique au bonheur redevient raison.

Journée d’erreurs brillantes


Les rues s’agitent aux heures des rêves de néons.

La fumée des sourires est duperie exigée.

Jusque dans le repos, brille le langage des parades éclairées.

Même dans le lit résonne l’amour propre en plaisir d’échange assouvi.

Enfin le brouillard de vacarmes se pétrifie aux heures aveugles des paroles de silence.