Rêves croisés


Photographie : "Au loin" J2MC, droits réservés

Photographie : « Au loin » J2MC, droits réservés

 

Le phare de l’horizon est comme une injure à la mort de la lumière que racontent quelques nuages perdus dans les heures tardives et au dessus des flots éternels. Ils semblent parler avec le sommeil de la mer.

 

Bientôt, le repos se couvrira de tous les espoirs inaccessibles et pourtant fidèles en promesses pour marins.

 

Le phare de l’horizon en une seule lumière sera alors majuscule, virgule ou point pour voyageurs lointains encore silencieux comme les cieux.

 

D’ici et de là – bas, dans la différence de chacun et l’indifférence de tous, dans l’alternance du feu, se croisent tous les rêves inconnus.

 

N’hésitez pas à consulter le site du photographe J2MC

https://www.flickr.com/photos/walberthur/

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Un instant comme un sourire


photo Delphine Rupp

photo Delphine Rupp

En virgule des jours, au bout de tous les pas, dans un silence de regard, dans la caresse du voyage de l’invisible en partance pour un autre intouchable, nous voici, pour quelques repos de passages et en tous temps du monde, sous quelques faiseurs d’ombres qui s’extasient du reflet éventé des cieux.

En poésie de l’instant, et tout comme elle, l’inutile devient fondamental.

Quotidien


 

Au loin, dans le matin froid, la montagne Sainte Victoire fumante de ses rêves joue sagement à cache – cache avec les collines vertes qui glissent dans le quotidien terne et presque transparent du passé drapé d’habitudes linéaires que chantent en monotonie majeure toutes les minutes des trente cinq du bus au sens des heures à pointer.

 

Dans le néant du soir d’hiver, me voici conscient de la langueur obligée passée et dans le déni de la fugacité de l’essentiel simple à venir. La monotonie est alors virgule des temps. No man’s land comme enfance aveugle sur les minutes qui ressemblent aux heures.

 

L’oubli se coince pincé dans l’empreinte, comme la route, entre les reliefs du matin et ton sourire du soir. Le temps n’est rien.