Rêves


Combien de larmes d’étoiles se sont écoulées pour que naisse le rêve des terres qui, en chaque vague, enfante vers les cieux ?

Et tandis que la terre craque sous le mensonge de la neige, la mer n’a que faire de la poudre blanche des paroles de ses fils qui l’accompagnent.

Elle étale tous les spermes inutiles de ses mystères sur la plage où je n’entends que l’éternité de la fin de son propre rêve, tandis que désormais dans l’infini, scintillent les étoiles.

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Apaisement


A Ana.

Le miracle ne serait qu’un enfer
Si les étoiles n’avaient de secrets.
Leurs éclatantes lumières
Qui transpercent le temps pour s’exprimer
Jusqu’ici et même ailleurs sont langage
De leurs promesses que nous entendons
En scintillement si riches d’espoirs.
Regards multiples chuchotant leurs songes,
Avec leurs mondes elles sont réalité
Et parlent en toutes saisons sur nos rêves.
Puisque ton sommeil est fruit d’univers,
Ferme enfin les yeux et apaise – toi.

Derrière les étoiles


L’exaltation est nue
Comme les cieux nocturnes
Et s’élève telles leurs lumières
Du passé à l’avenir.

Sauf en chaque abandon,
Maigre éclat de paillette,
S’écoulant telle une larme
Le présent n’existe pas.

Derrière les étoiles
Place ton beau regard
Pour en saisir les mystères
Et devenir ton espoir.

A deux mains


Les oiseaux chantent encore…

Par leurs chants ils empêchent la nuit d’être la mort du jour.

Ils nous offrent ce que l’on ne peut entendre lorsque la ville chante trop fort

Et qu’elle éclaire le ciel de ses lumières prétentieuses
Faisant qu’un maigre jour sur la nuit que les oiseaux font taire.

Projectile lumineux sur la paix de l’horizon,

Tu lances ton regard dans cet invisible chantant et, en un sourire sur le sort conjuré,
ton cœur vit le bonheur.
L’horizon est toujours inaccessible mais il est.

Dans la lumière la plus artificielle perce un regard des plus lucides.
Quel que soit l’horizon, il perçoit les étoiles derrière les nuages,

S’envole avec les chants des oiseaux, caresse la lune qui scrute tous les rêves
et bien que loin en mystères des cieux, il est toujours là.

Mathilde CAILLARD                                                                                                Boris SENTENAC

Piège de paillettes


La poésie s’était prise en mon piège
D’un filet d’illusions pareilles à des paillettes,
Brillantes par dépendance de leurs lumières
Bruyantes et chatoyantes de couleurs de désillusions.

Un silence bien plus profond des larmes d’étoiles l’a délivré
Et leurs souffles scintillants se sont fait chants
Et chaleurs en soirées artistes
Réveillant la paix des mots.

De la sensation intense et gourmande
A l’émotion sage et profonde,
Dissociées et sans que rien ne soit oublié à vivre,
Devenu tel un hamac, le piège n’est plus.

Vœux d’étoiles


Les étoiles brillent pour tous.
Pour quelques rois chargés d’espoirs
Partis saluer l’avenir du monde,
Ou pour nous encore aujourd’hui
Au-dessus du discours de nos réverbères
Sur quelques vitrines fermées.

Personne n’invente le rêve et l’espoir,
Personne ne peut les vendre,
Pour ceux que cet éclat fait rire : tant pis,
Les étoiles brillent pour tous,
A chacun qui les sait dans ses vœux écrit
Des jours d’hier pour les mots de demains.

Mots d’étoiles


Étoiles d’automne en feu mourant, les saisons soufflent le vent qui emporte la jeunesse et ses souhaits passés. Un adieu pour un autre bonjour, pour d’autres étoiles qui gardent en secret le temps d’un hiver, l’espérance verte de demain.

Depuis la canopée du ciel, se présentant à tous en alternant l’éclat de leur regard sur le nord et le sud, les mots des étoiles sont comme les couleurs des saisons. L’instant adapte à celui qui le vit. Mais éternel, d’ici ou d’ailleurs, dès maintenant ou demain,  l’espoir inscrit toujours pour tous son élégante lumière comme un poème sur sa feuille.