La confiance (1)


Le premier souffle du jour caresse la conscience. Le silence s’endort dans les bras de la lumière. Les ombres parlent du souvenir de la nuit. Elles menacent de leur mots noirs la tentation paresseuse. Le temps reprend sa course en cherchant le rythme de ses pas que semble lui dire la tourterelle cachée qui salue le soleil. Un sourire en guise de bonjour pour rien ou pour tout, au moins pour soi. La journée peut s’étirer.

Inexistence du présent


Comme un bouquet d’étoiles qui ne fane jamais et trompe le temps,
Le présent n’est que jonction entre ce qui vient de passer et l’inconnu à venir.

Juste une sensation, il ne peut même pas être plus furtif qu’un sourire dans un rêve
Qui étale en mémoire la chaleur de tous ces mots sur tous les lendemains.

Fraction d’apaisement en langage mensonger, rien n’est statique sinon que la mort.
Le présent ne se choisit pas. Il ne peut être que l’éternité qui s’impose et glisse en oubli.

Pluriel des ordonnés


Je parle au pluriel
Et je pense au singulier.

J’imagine tous
Et je me souviens d’un.

J’offre alors,
Tel pont de langage,

Un sourire à tous
Et me garde une larme.

Regards divers


Sur l’allée, se croisent des regards divers chargés et amères, sous trois cent soixante degrés glacés et transparents, des toiles d’hiver.

 

Sur le côté, de galaxies de branches en folie de brises fraîches comme le sourire de l’enfant qui, bras levés, sur trois cent soixante degrés,  fait la gourmandise de l’instant, pour tout fourrage, passent les étoiles d’automne.

Soufflé


Après que le vent eut laissé les abeilles faire leurs voltiges,

Après qu’il eut, comme d’une seule main, suspendu les parfums,

Le voici qui se lève comme pour tout emporter,

Eveillant alors la solitude en manteau.

 

En bourrasque, il la secoue et semble la provoquer,

Il dépoussière le silence endormi dans les oreilles

Et gratte les regards qui ont déjà oublié

Le sourire éclairé par la lumière du miel.

Sourire


Photographie : Jean – Michel MELAT – COUHET, tous droits réservés.

 

En satellite de ton éclat,
Surveillant les nébuleux et obscurs mystères,
Choisir l’ombre pour ne pas faire nuit
Sur l’élan de ton regard
Qui pour dévorer le bonheur
Offre son merveilleux sourire.
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Découvrez le regard de Jean – Michel Mêlant – Couhet :

http://www.j2mc-photographie.fr/

Sourire d’espérance


 

Photographie Boris Sentenac

Photographie Boris Sentenac

 

L’heure, par nature silencieuse comme l’éternité,

Sonne en éphémère et timide muguet

Les chaleurs et les sucres de l’enfance

Laissant ainsi stoïques les patients cyprès

Des murs des souvenirs sous dalle de mystère.

 

Fils d’un jeune soleil et de l’ombre,

Tu es un petit brasier d’espérance sur tige

Dans lequel, en lumière, tinte simplement

Le parfum qui ne s’offre qu’à l’instant

Et s’étire, comme l’été à venir, en sourire.