Marins


Nous sommes marins

Qui suivons les étoiles

Pour ne parvenir

Au terme de l’espoir

Qu’aux terres arides

De tous les oublis,

De toutes lumières.

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Rêves croisés


Photographie : "Au loin" J2MC, droits réservés

Photographie : « Au loin » J2MC, droits réservés

 

Le phare de l’horizon est comme une injure à la mort de la lumière que racontent quelques nuages perdus dans les heures tardives et au dessus des flots éternels. Ils semblent parler avec le sommeil de la mer.

 

Bientôt, le repos se couvrira de tous les espoirs inaccessibles et pourtant fidèles en promesses pour marins.

 

Le phare de l’horizon en une seule lumière sera alors majuscule, virgule ou point pour voyageurs lointains encore silencieux comme les cieux.

 

D’ici et de là – bas, dans la différence de chacun et l’indifférence de tous, dans l’alternance du feu, se croisent tous les rêves inconnus.

 

N’hésitez pas à consulter le site du photographe J2MC

https://www.flickr.com/photos/walberthur/

Paradoxe


La mer est possessive et, masquée en chants de marins, solitude de bateaux.

 

La plage est infidèle par nature, acceptant toutes les caresses de chaque vague passante.

 

Il n’est aucun mot à la simple perception de la réalité tandis que tous se pressent sur les vérités du sable, comme les poèmes sur les déserts blanc.

Etoiles d’amour


L’heure est aux fleurs de lumière de nos poussières perdues comme chacun se perd dans le désert.

C’est ainsi le voyage du regard sur les étoiles qui guidaient les marins vers leurs amours de transits. Parfois, comme opposée à l’étendue immobile du lit de l’espoir, lorsque la brise chante sur les arbres et les herbes habillées d’ombre de repos, j’imagine la mer jalouse de ces éclats de silence et la mort qui se noyait filante sur les flots de colères et portée par le vent des terres qui se faisaient alors mystère.

Mais son étendue aveugle se fond avec ces lumières invisibles trop lointaines qui se gardent bien de nous indiquer les arcanes de l’absolu. Alors, de ces secrets qui ne se font que le savoir de quelques curieux, l’évidence de la tromperie de ce qui fait nos choix nous rappelle l’étroitesse entre le néant et ce qui est, l’énorme fossé entre la mort et les conséquences de la vie jusque dans nos amours aux seules fondations d’espérance.