Rêves


Les rêves ont la chaleur froide du néant vêtu de bleu.
Antagonistes, les sons sont étouffés et l’irréel se vit.
Au-delà des désirs, sans la temporalité de l’écho, revêtus du mystère des cieux en restant à la lisière des yeux, ils témoignent de riens qui font tout et de tout qui ne font que rien de nous.
Leur alphabet s’arrange avec notre langage mais leurs majuscules ouvrent nos yeux sans traverser les paupières de notre signature.
Essentiels, on les ressent sans pouvoir les attraper, on ne peut rien contre leurs marées, basses ou bien trop hautes.
En expressions de codes et de secrets, quelques mots parfois s’échappent mais se noient dans le silence de l’endroit et la perplexité qu’offre l’instant à celui resté éveillé.
Loin de la poésie, ils vivent en poèmes dans la souffrance de leur ponctuation et de l’extase assouvie comme matière et anti matière aux origines de l’univers dont on ne sait si comme nos rêves, il est abouti…

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2 réflexions sur “Rêves

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