Danse !


Danse ! Pose tes chaussures rouges et danse le blues.

Je suis mort aujourd’hui, c’était un autre jour et le temps gagné se grave encore en temps perdu. Je vois la lumière j’entends le bruit sans autre caresse que celle des saisons aussi lourdes que ma stèle et qui se succèdent sur mes épaules. Je suis mort aujourd’hui, c’était un autre jour, et il se peut que tu t’en souviennes. La nuit s’est posée en écho, celui qu’on suggère à la joie avant de se taire.

Danse ! Pose tes chaussures rouges et danse le blues.

La vérité se dit d’abord en faits et non en mots choisis. Un jour la mort m’offrira mon désir, un jour je serai mort d’être jeune.

Danse ! Pose tes chaussures rouges et danse le blues.

La jeune fille à la fenêtre


La jeune fille à la fenêtre, Dali

La jeune fille à la fenêtre, Dali

Voile des rêves replié, comme les étoiles au matin, qui habille en souvenir le regard sur le monde qui s’étend de l’origine à la conquête, dans le seul silence de l’instant qui s’ouvre sur la brise voyageuse soufflant par vagues comme la mer qui s’étale, concluant son éternel voyage.

 

Ce matin, le ciel parle le langage des murs. « Je suis » en mots suffisants, comme la fenêtre ouverte : dehors en dedans, debout accoudée, le rêve éventé ne surprend que le regard sur le drapé de ta posture avant le souhait du « Bonjour » sage et aimant…

Sourire d’espérance


 

Photographie Boris Sentenac

Photographie Boris Sentenac

 

L’heure, par nature silencieuse comme l’éternité,

Sonne en éphémère et timide muguet

Les chaleurs et les sucres de l’enfance

Laissant ainsi stoïques les patients cyprès

Des murs des souvenirs sous dalle de mystère.

 

Fils d’un jeune soleil et de l’ombre,

Tu es un petit brasier d’espérance sur tige

Dans lequel, en lumière, tinte simplement

Le parfum qui ne s’offre qu’à l’instant

Et s’étire, comme l’été à venir, en sourire.

En chant de l’heure


Soleil de poêle célébrant la lumière

Renaissante, jeune et encore fraîche

De promesses de blés et de poussières blanches

A faire des soleils sucrés pour sourires simples

Loin, trop loin peut – être, du virtuel qui se vend

En renouvellement de bonheur et de rêves

Prenant le terme de  » réalité  »

En jetant la beauté des prières.