Mer


Berceau des lumières, du jour et de la nuit, tu t’en fais parure dans le langage de ta danse incessante. De quel rayon de caractère t’inspires – tu pour te faire soleil ? Tu te fais brûlure de vie en arguant de réponses aveuglantes. De quel éclat de caractère t’inspires – tu pour te faire lune ? Tu te fais possessive des couleurs en hurlant protéger les rêves.

 

Ventre des secrets de l’essentiel, tu permets d’être à tes enfants fidèles tandis que tu es noyade pour les fils des aventuriers des terres qui t’ont quittés. Tu es caméléon du ciel en souvenir de l’audace de leur rêves et tolérante à leurs caresses sur ta surface.

 

Belle négociatrice, accepte les rivages. Ne te fais pas ogre du monde après en avoir été la mère. Admets, pour que perdurent tous les amours, que si nous ne sommes chacun que matelot à l’origine de tes tempêtes, à l’origine de nos manques nous devenons capitaine.

 

Sur le même thème vous pouvez lire de Margot Roisin https://versantares.wordpress.com/2016/02/09/souffrances-de-la-mer/

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Les enfants de l’orage


L’orage arrivait. La chaleur oppressante devenait oppressée et chacun se faisait pressé de l’eau.

Les enfants circulant avec leurs bicyclettes semblaient annoncer dans leurs cris enthousiastes la nouvelle d’un bonheur dévastateur.

Manquant de se renverser entre – eux, comme si l’orage libérateur allait aussi être la mort d’un soleil prétentieux égal à une dictature dégoulinante de l’insupportable source de vie, les héritiers du ciel ne reconnaissent plus leur joie de leur colère.

Dans cette excitation mourante sitôt que chacun se sent libéré d’avoir été, il reste que, quand même, il pleut beaucoup trop !

Au fond, ce qui compte n’est que le moment juste avant l’obtention de ce qui fait l’espoir. Sitôt passé, la normalité revient glissant vers son désespérant désaveu.