La colline d’en face


Un nuage de réverbères s’étale
Et écoule la pluie de ses lumières
De son fleuve de nuage sans lit
Remontant, tels les draps saisis du lit
Pour parer au cauchemar, la colline
Fuyant en vapeur sa ponctuation
Laissée coulante au long du caniveau
Comme nous tous fuyons vainement la mort

*

Pour suivre:

https://www.bing.com/videos/search?q=black+star+bowie&&view=detail&mid=7FCBA0BEC6863A17E0687FCBA0BEC6863A17E068&&FORM=VDRVRV

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Boucle


L’homme nouveau sur terre ancienne

Ne parle que de son nuage.

Le pouvoir façonne les rêves

Sans jamais construire le sien.

 

La terre ancienne à l’homme nouveau

Parle de ses ors offerts puis repris sur ses mers.

Les rêves façonnent un temps

Sans jamais reconstruire le sien.

 

Les rêves sont les étoiles

Dont on ne devine l’ardeur.

Elles façonnent l’espoir sur leur lit noir

Sans jamais faire taire le cauchemar.

Cauchemar sur unirêves (comme paroles entendues)


Photographie : Boris Sentenac, droits réservés

Photographie : Boris Sentenac, droits réservés

 

Le cauchemar, par son eau vaporeuse qui s’est voulue absolue dans le don de la vie, tente de noyer la lumière qui me sourit en rêve.

 

Le rêve est ce langage de tout parlant de la profondeur de l’être à faire rougir l’horizon des mers.

 

Ce cauchemar, en altitude vagabonde, se fait maître de l’ombre tandis qu’il oubli qu’il n’est que sujet du vent indomptable.

 

Rugir face à la surdité des nuages, qui se fait absurdité, ferait reflet de folie dans les regards. Le déni, pour ne voir que le bonheur toujours présent même caché sous l’obscure parole qui s’en fait manteau, serait mentir. Que dire du parti pris ?

 

Mon regard a donc fait son choix. Sans regret et bien loin de toute naïveté, en connaissance des mensonges, des non dits, j’admets le bonheur, même secret, de chacun et c’est aussi ainsi que je ne reviendrai pas sur le mien.

 

Le ciel n’est pas une trahison. Il n’est pas non plus à justifier tant il est naturel sauf dans le regard étriqué de l’être réduit à la pensée. Pourtant, chacun peut se rendre compte que le sens d’une phrase ne se fait pas qu’en mots. Interchangeables, ils ne trahissent jamais le sens de l’être dans sa phrase et ses maux. Et puis, on sait que pour tous, le sens se fait aussi par les sens…

 

Aussi visible que le silence, sans jamais me renier, en attendant la fin des sécheresses et l’évaporation des mauvaises soifs, vivant pleinement mon bonheur au même titre que chacun vis à vis du sien, je reste tendu vers les messages de toutes les étoiles.

Monde à venir


Photographie : Boris Sentenac (droits réservés)

Photographie : Boris Sentenac (droits réservés)

 

Phares endormis d’un temps de mémoire dans un océan du temps aveugle de lumière, l’éclat en silence habille en ombre la flèche s’étirant vers les étoiles invisibles.

 

Sur la lumière se dessine l’hiver où à chaque extrémité se disent toutes les promesses en solitude froide.

 

Le rempart des fenêtres, chacune unique pour le même reflet, fait secret les regards comme autant de vérités qui s’unissent dans le même mensonge, décrié mais consenti, de la cité.

 

Espoir perdu de bâtisseurs, on accuse le temps d’en être le voleur pour continuer la persuasion de la raison.

 

Océan du temps aveugle de lumière sur phares endormis d’un temps de cauchemar à venir, l’éclat en tintement n’habille qu’en nombre l’indice s’écrasant sur nos larmes d’étoiles.

Eblouie


Eblouie par le soleil, tu n’as pas vu la lune s’installer sur le jour sublimé par ton cœur.

Depuis, parce que ton ivresse a été ton oubli du crépuscule, tes larmes reflètent la transparence de l’éclat de la nuit sous le regard lumineux et pâle de la réminiscence de ton mystère de désolation brûlante.

Si la lune s’invite le jour, le soleil déserte toujours les ténèbres et tu sais que la lumière n’est rien non plus sans ce qui la reflète. L’absence ne peut signifier que ta propre tentation et la souffrance de ton cauchemar déguisé en rêve ressemble à un épouvantail en costume moqué par tous les corbeaux.

Maintenant, à chaque heure de tous les jours qui se font nuit, tu vis de touffeur écrasante d’ennui telle la solitude d’un univers entier perdu dans ses étoiles ainsi devenue brillante de néant.

Quand les couleurs reviendront, avant même que le bon sens des pauvres gens ne devienne rengaine, prend la chaleur et méfie-toi de l’aveuglement d’un zénith trop bas.