Sur le chemin


Il n’est pas de chemin
Qui ne soit balisé
Pour que les obstacles
Ne réduisent le champ de vision,
Pour qu’ils ne soient pas prétextes
D’influences clamées en mots forts dictés
Sur le chant du bonheur.

En nos bois, le chant des oiseaux
Sur la musique de la brise,
Accompagnait nos pas.
Tu as ramassé une plume
Et en voulant rejoindre l’oiseau,
Les chants sont devenus muets.
Ton ardeur les a fait fuir.

Le silence assèche la forêt.
Désert de couleurs et de senteurs,
Tu l’as cru sourde
Au point de te faire fourbe.
Tu fais taire même tes mots de murmures
De ta propre plume
Pour ne plus dire l’essentiel.

C’est ton silence sec
Qui retient tous les élans.
Mais de ton souffle d’hiver,
Lorsque les feuilles seront tombées
Et que la lumière timide et froide
Eclairera le chemin,
Tu sauras et je serai quand même là.

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En chant de l’heure


Soleil de poêle célébrant la lumière

Renaissante, jeune et encore fraîche

De promesses de blés et de poussières blanches

A faire des soleils sucrés pour sourires simples

Loin, trop loin peut – être, du virtuel qui se vend

En renouvellement de bonheur et de rêves

Prenant le terme de  » réalité  »

En jetant la beauté des prières.

Le visage du rêve (2)


le visage du rêve 2

(Illustration : Boris Sentenac, droits réservés)

Les poussières de nuit s’étalent sur le tapis des rêves, éclairées par les étoiles, et rient de leur distances par nuances étalées.

Par quel vent asséché se devine en ces mystères la mort frottée sur le tapis blanc du rêve ?

Ton sourire à l’horizon fait l’expression du mensonge aux doutes criant de toutes les vérités.

Identité aspirée, fantôme tel devenir souhaité de Pinocchio, l’éclat lointain éclaire ta survie du possible.

Chant figé dans la glace du chaos comme une pierre crie l’éternité, le piège du rêve est le souvenir opaque de l’origine.

La force du visage de ton amour est le reflet des étoiles.

Voir « Le visage du rêve (1) »  en cliquant sur le lien suivant https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/

Sirène


Les flots embrassent la brise

Aussi légère que ton sourire

Lancé aux étoiles surprises

Et scintillantes de rires.

.

L’horizon s’est endormi

Sur les brumes de révolus destins,

Etalé, finement infini,

Sur tous les visages des lendemains.

.

La lune nous éclaire de ses mers

Et tandis que le mat  siffle les cieux,

Pour se faire comme bonheur des terres,

Des chants nous ferment les yeux.

.

En miroir à notre essentiel

Le souffle se charge de promesses :

Irrésistibles gâterie de miel,

La berceuse est futile déesse.

.

Trop bruyante comme fuyant le silence

Parfaite dans ses vocalises séductrices

Le charme de la sirène est telle violence

D’artifices captivant jusqu’au sacrifice.

.

Alors pour saisir l’audace facile

Tu t’évanouis dans le bain de la torpeur

Eclaboussant l’amour tandis que ton idylle

Méprise dans son leurre ton bonheur.

.

Ses larges draps sur les fantasmes

Noient à cet instant ta vérité délaissée

Et fait de chacun de tes spasmes

Tes espoirs rendus tristes d’aimer.

L’excuse


A ne faire de l’envie qu’un chant que le vent absorbe sitôt qu’il est entonné, on ne fait du silence qu’un roi du néant.

De l’inanité, la vérité se dessine alors par l’erreur des excuses qui ne sont plus l’humble reconnaissance du travers mais sa pauvre justification faite de vide et qui revêt les couleurs d’une fable à rougir du besoin.

Rien ne change pour ce monde, sauf pour quelques poètes que l’on imagine fallacieux sans trop y penser et qui voient qu’ainsi le ciel se fait larme de soleil.