Le temps de l’amour


L’amour est enfant.
Il est étonnement
De nuages dans le ciel
Sans aucune infecte stupeur
D’une pluie résignant au foyer.
De l’âtre, rien n’exige la chaleur,
Des rues, rien n’exige de parapluie
Tous les lieux s’écoulent ou s’illuminent
Toujours légers et vaporeux
En source fraîche d’enfance
Avant que pour le monde
L’amour ne soit pluie.

Des bruits (2)


Dans les rues de tous les jours

Nos taches de bruits diffuses et continues,

Fil de vie infini sur lumière transparente

Traduit en mots se voulant relief de nos plaines

Couronnée de l’horizon haut perché,

Ecrasent le sommet rêvé

Que chacun tête baissée rend aussi sourd

Que l’opulence illusoire rend aveugle

Tous les regards quotidiens

Sur un bruit de source.