Miel


Miroir de souvenirs, trouble d’un avenir impossible, peu importe les éphémères explosions de couleurs : il ne reste jamais que la page blanche en lit de source allant inexorablement se jeter dans l’océan indifférent de tous les sommeils.

La brise sur ton abandon reste comme empreinte de plage : unique anonyme. Camouflage de camouflets, l’ensorcellement de sa peau comme reflet des grains s’estompe dans les taches des soleils morts sitôt le ressac épuisé, sitôt le silence des sirènes de l’horizon essoufflé.

Désormais fantôme sans âme, sa vérité est ton subterfuge d’ivresses séchées de larmes et miel de papier comme poison de gourmandises.