Du train


 

Du train, Boris Sentenac, tous droits réservés.

Du train, Boris Sentenac, tous droits réservés.

 

Cadre immobile du regard aussi solide que la réalité,

Fenêtre sur le temps défilant dans l’espace,

 

Dehors,

Comme inutile : n’ayant plus d’autre mot que la seconde,

Le lieu s’étire et se déforme

Comme mots jetés aussitôt qu’ils sont dits.

Seconde de lumiere


2015-11-20 10.20.44

Faisant céder l’ombre malgré sa fatigue, en repos d’ardeur passée comme avoir d’été, la lumière engourdie de novembre se couche sur les façades avec bonheur et sagesse.

De cet instant et avant demain, par ces mots, il reste les larmes seches de charbon, moquées quand elles ne sont pas injuriées ou comme par la plupart ignorées, sur la naïveté de la seconde missionnaire de l’apaisement de l’éternité.

Quel poète ne regrette pas son abandon ? Il ne prend pourtant jamais aucune autre arme que sa plume arrachée à tous les canons du monde par son expression qui signe en silence la seconde de lumière de l’humanité.