La dernière vague


Avant que la pierre ne se soit effritée en poussière sur ta chevelure qui lentement s’écroule comme les poids des vieilles horloges,

Etire ton sourire comme la rivière qui polit le galet dans son rire de jeunesse en voyage vers l’océan : immensité à l’horizon inaccessible et obligé.

Sautille et virevolte dans ta course avant de n’être que vague fatiguée et quand tu t’étaleras sur la plage, une dernière fois en étalant ton âge blanc, souviens toi que, comme aucune vague ne peut manquer au ressac, et malgré l’imperfection de la mémoire, tu fais ton temps qui ne peut manquer au temps.

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