Monde à venir


Photographie : Boris Sentenac (droits réservés)

Photographie : Boris Sentenac (droits réservés)

 

Phares endormis d’un temps de mémoire dans un océan du temps aveugle de lumière, l’éclat en silence habille en ombre la flèche s’étirant vers les étoiles invisibles.

 

Sur la lumière se dessine l’hiver où à chaque extrémité se disent toutes les promesses en solitude froide.

 

Le rempart des fenêtres, chacune unique pour le même reflet, fait secret les regards comme autant de vérités qui s’unissent dans le même mensonge, décrié mais consenti, de la cité.

 

Espoir perdu de bâtisseurs, on accuse le temps d’en être le voleur pour continuer la persuasion de la raison.

 

Océan du temps aveugle de lumière sur phares endormis d’un temps de cauchemar à venir, l’éclat en tintement n’habille qu’en nombre l’indice s’écrasant sur nos larmes d’étoiles.

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Promesses déchues


A l’inverse des étoiles, les rêves n’ont pas d’âge car ils s’évaporent en secret d’absence.

Quand la lumière écrase la lueur qui resurgira immuablement à la brune de silence telle que paire et impaire de balancier d’horloge, l’espoir se soumet à la chaleur étouffante. Expression du temps qui se promène en roi éphémère du zénith et qui se lit en ombre.

Puisque antagonistes, mon aurore sera ton crépuscule.

Dans mon regard, l’horizon est tel que le filet céleste du pêcheur de l’espoir d’un ailleurs. Mon salut est bien alors ton piège.

Accroché à l’inexistence d’un temps voulu, serment détrôné tu passes révolu pareil à ses phares d’inconnus qui ne savent pas, en rivalité écrasée sur le retour de leur secret et par eux-mêmes aveuglés, assourdis par le ronronnement et chuintant en lame de vent, la plénitude scintillante de la nuit ainsi éteinte et troublée.

Il reste pour ces déçus de promesses déchues (à la vie, à la mort) à briller encore en songes mort-nés et à nouveau en jeunes espoirs.