Phare du matin


Tu es lumière qui fait des pluies le chant et la danse de la vie.

 

Soleil sans fard, caressant l’horizon sans poudre de couleur sur les regards des prisons des quotidiens, tu es phare sans jamais te faire sirène. Tu tutoies en ronde comme simple battement de paupière et d’un silence éclatant, toutes les étoiles qui s’étendent en labyrinthe jusqu’à la sortie du lendemain.

 

Ancrée sur le rêve vert d’un marin, perdue dans le désert bleu de vagues étendues en nappe de mystères, tu es langage de l’invisible comme de l’avenir à qui tu parles à tous les temps.

 

Et quand soudain le songe s’éteint, il s’écoule brillant dans tes yeux du matin qui font des pluies le chant et la danse de nos vies.

Espoirs


Le phare qui dénoue dans la nuit

Son nœud éternel de lumière

Pare à la mort comme en son temps

Dieu en ultime éternuement

A craché ainsi toute sa vie

En postillons de rêves d’étoiles.

 

Tandis que la réalité

Est inondée d’une lumière qui

Eclabousse bien péniblement

Le plus grand de tous les mystères,

La vérité est éclairée

De la beauté de chaque espoir.