Comme temps perdu


Chardon, photographie : Boris Sentenac tous droits réservés

Chardon, photographie : Boris Sentenac tous droits réservés

 

Quelle est donc ta vertu

Que tu gardes en ton cœur

Toujours insondable ?

 

Par ta couleur tu as

L’habit de l’instant mauve,

Crépuscule de l’adieu

 

Que suit celui grinçant,

S’ouvrant une ultime fois,

Sur l’éternel oubli.

 

Et tu te pares d’argent

Et t’étires tels rayons

Ne pouvant faire astre

 

L’énigme insondable

Entre ton grand secret

Et ta sauvagerie

 

A la caresse qu’ainsi

Heureux de ton malheur

Tu ne recevras pas.

 

Tu es l’invasion sèche

Du jardin en son rêve,

Du clos de quiétude

 

Avec tous ses sourires

Attrapés en plein vol

Par les quelques abeilles

 

Qui, chantant le silence,

Les relâchent à la belle.

Tu es gourmand d’éclat

 

Comme si son origine

De l’infini des nuits

Pouvait être ton or

 

Et tu oublies qu’il brûle

Sans ravir l’univers.

Tandis que toi chardon

 

Sec, tu finis vêtu

De mort et d’orfèvre

Mais en rien infini.

 

Quelle était ta vertu

Bien gardée en ton cœur

Pareil au temps perdu ?

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Monde à venir


Photographie : Boris Sentenac (droits réservés)

Photographie : Boris Sentenac (droits réservés)

 

Phares endormis d’un temps de mémoire dans un océan du temps aveugle de lumière, l’éclat en silence habille en ombre la flèche s’étirant vers les étoiles invisibles.

 

Sur la lumière se dessine l’hiver où à chaque extrémité se disent toutes les promesses en solitude froide.

 

Le rempart des fenêtres, chacune unique pour le même reflet, fait secret les regards comme autant de vérités qui s’unissent dans le même mensonge, décrié mais consenti, de la cité.

 

Espoir perdu de bâtisseurs, on accuse le temps d’en être le voleur pour continuer la persuasion de la raison.

 

Océan du temps aveugle de lumière sur phares endormis d’un temps de cauchemar à venir, l’éclat en tintement n’habille qu’en nombre l’indice s’écrasant sur nos larmes d’étoiles.