Peau d’encre


Elle est caressée par ton poème, saisie par la main infidèle,

Dans son harem figé sur son grammage,

Le tatouage de la plume pour la renaissance de son secret,

Patient comme la mort à s’offrir sous sa couverture,

Patient comme l’oubli jauni d’un souvenir,

S’inscrit toujours, sauf dans la virgule de ses ailes,

Dans les silences pauvres comme l’Eternité qui n’a pas pied

De tous les chemins de poussière, de tous les cimetières.

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Lumière d’absence


Laisse toi porter par les brises comme l’amour porte plus loin les regards que ceux d’un indien stoïque scrutant mystérieusement l’étendue des terres immobiles.

 

Il n’est de plume d’amour qu’en simple ornement d’ébène long sur peau d’automne. Dans les cieux, la lumière ne prend couleur que par impraticable détour.

 

Incontournables fulgurances d’étreintes comme impossibles orages de nuit sur ta haute montagne, les mélodies improbables sont vacarmes de larmes.

 

Au soir de la patience, sous les étoiles comme paupières ouvertes, à l’encre brune, plutôt que de crier l’absence au charisme d’une utopie, chuchote l’évidence pour la danse du regard du pâle voyageur avec qui tu partages tant de lunes.