Poème d’orage


Découle heure de lumière en caresse finissante et pressée par le souvenir cyan d’une hirondelle sur

Des couleurs de lumière en silence écrasant et retenu par l’attente de l’eau en devenir sur le mur cyan de l’hirondelle.

Décolle aire de chaleur en rêve muet sommeillant et déchiré par le supplice noir d’un corbeau sur

Des colères de chaleur en mouvement lent d’un éveil de plus qui ne vit que la contrainte de la patience du corbeau,

Désœuvre l’éclat en espoir moite sur l’instant restant à détremper de ma page sur

Des œuvres dépliées en orage faisant taire le mirage de tous les cris ne déchirant, tel un marque page sur son histoire, les rages.

Enfin, peu importe les temps, et tandis que le ciel retient encore sa promesse, sur

L’étang de ma page, ses gouttes en nappage de virgules furtives comme des éclairs, il pleut, tonne des mots s’écoulant en encre d’horizon.

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Du secret au mensonge


Le soleil d’orage est semblable au regard d’aveugle. Ne reste qu’un reflet de bulles qui encadre et nourrit les flots des rigoles qui s’étirent sans rien tirer d’aucune rue aux maisons alors silencieuses.

 

Les secrets des larmes de chacun cachés derrière chaque fenêtre comme trésors et hontes à la fois se traduisent sur les différences de tous en masque des nôtres et en modèle des excès du ciel s’effondrant (inutile comme tout excès, ignorance et mépris) sur la terre.

 

Justification en hiérarchie normalisatrice et en silence de nos propres mensonges, d’une grande violence en signature de vulgarité et s’étalant en artifice de force de gouaille, notre identité injurie toute humanité pour n’en faire qu’un outil servant notre excès d’orgueil.

Les enfants de l’orage


L’orage arrivait. La chaleur oppressante devenait oppressée et chacun se faisait pressé de l’eau.

Les enfants circulant avec leurs bicyclettes semblaient annoncer dans leurs cris enthousiastes la nouvelle d’un bonheur dévastateur.

Manquant de se renverser entre – eux, comme si l’orage libérateur allait aussi être la mort d’un soleil prétentieux égal à une dictature dégoulinante de l’insupportable source de vie, les héritiers du ciel ne reconnaissent plus leur joie de leur colère.

Dans cette excitation mourante sitôt que chacun se sent libéré d’avoir été, il reste que, quand même, il pleut beaucoup trop !

Au fond, ce qui compte n’est que le moment juste avant l’obtention de ce qui fait l’espoir. Sitôt passé, la normalité revient glissant vers son désespérant désaveu.