Cycle


De deux étrangers

Qui n’avaient de cesse

De trop t’imager,

De leur népenthès,

 

Dans leur espérance,

Comme un voyageur,

Tu offres  silence

De toutes tes heures.

 

De l’eau et du ciel

Enfant de naguère

Vers l’éclat tel miel

Tu t’envoles des terres.

 

Te voici nuage

Couverture des cris

Libéré des âges,

Et l’escroquerie

 

Du profond souffle,

Par eux expirés,

N’est que mistoufle

Dès lors méprisée.

 

Pourtant à jamais

De mer vers lumière

Le mois de mai

Se souvient d’hier.

 

Vers des terres nouvelles

En couloir des vents

Tu pars blanche et belle

En espoir fervent

 

Pour alors donner

En larmes de vie

L’enfant des années

Des chants des envies.

 

Ancre de tes pages,

A ton tour deviens

Mère de ton ouvrage

Et lit des étoiles.

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Vide


Sur la table une araignée de tabac agonise d’être ce qu’elle n’est pas.

Pas de rêve qui s’élèverait comme fumée dans son regard qui n’existe pas.

 

Déjà morte, loin des champs que l’on sait sans en avoir un souvenir,

Elle est comme le raisin en guise de népenthès.

 

En patience de fatigue, me voila devant rien me parlant

Du monde qui, comme mon heure, se remplit de vide pour être.