Poésie 7


Les peaux aiment lorsque le mot ment sous les chaleurs des toiles.

Ce moment de la poésie dit :
– « vague ».

Publicités

Du train


 

Du train, Boris Sentenac, tous droits réservés.

Du train, Boris Sentenac, tous droits réservés.

 

Cadre immobile du regard aussi solide que la réalité,

Fenêtre sur le temps défilant dans l’espace,

 

Dehors,

Comme inutile : n’ayant plus d’autre mot que la seconde,

Le lieu s’étire et se déforme

Comme mots jetés aussitôt qu’ils sont dits.

les lacets des mots


Astre des ombres,

Nuit de pluie d’étoiles,

Les mots se livrent

 

En lacet de maux

Se nouant comme neige

Qui lie ciel et terre.

 

L’encre des lettres,

Sans chemin de page,

Fait trace de nos pas.

 

Flocons oubliés

Sitôt lu le point

Des mots retournés,

 

Dénis et non – dits,

Tous les paradoxes

Comme entité font

 

Billets sans valeur

Des plus riches promesses

Que ne sont récits

 

Tels griffes sur congère

Soufflée par un vent

Et noyée du jour.

 

D’un bout à l’autre

Comme tour de nuage

Les mots sont ruban.

 

Ils s’étirent alors

De bout en bout et

Ne finissent toujours

 

Que nu de parure

Sur la vérité

Qui dénoue les maux.

Paradoxe


La mer est possessive et, masquée en chants de marins, solitude de bateaux.

 

La plage est infidèle par nature, acceptant toutes les caresses de chaque vague passante.

 

Il n’est aucun mot à la simple perception de la réalité tandis que tous se pressent sur les vérités du sable, comme les poèmes sur les déserts blanc.