La dame en noir


J’écoutais sa voix en scintillements usés, comme un souvenir que la bougie de l’instant lisait dans les pages de ses minutes qui s’écoulaient en fondant, transparente, avant de se figer définitivement comme un dernier mot à la fumée bleue de ma cigarette pour l’avertir de la fumée grise et diffuse de mon souffle à venir.

La pluie imposait son modèle, tandis que les larmes tentaient le silence de la pudeur sur les mots de tous les instants qui s’inscrivaient sur le moment suspendu à sa voix en scintillements usés, comme la lumière insensiblement descendante et presque figée qui s’éternisait à s’éteindre coincée sur le bougeoir.

Mes cigarettes se succédaient pour me rappeler le sommeil de mes paupières fatiguées et leurs rêves en scintillements usés par l’oubli faisant mon lit en s’étirant, transparent, avant de se figer définitivement sur sa présence de revenante, en ses mots de lumière et ses chants étendus sur sa si belle éternité.

Sur le même thème de cette immense artiste :

https://borissentenac.wordpress.com/2017/11/24/barbara-video/