Nous on dénoue


Le soleil occulte les étoiles et inonde le ciel de sa lumière.
Elle s’écoule jusque sur les innombrables feuilles argentées des oliviers bien alignés dans un champ de poussières.
Sans espace comme se noue ce poème, par la brise qui les lit ensemble, les oliviers frétillent de leurs consonnes tandis qu’ils préparent leurs voyelles enrobant l’origine de l’avenir.
Arbres centenaires, à cet instant unique de lumière et d’ombres, tandis qu’en une voix de cigales, comme le passage du devenir en souvenir, après que chacun ait dit « non » de vos fruits, vous dites « nous » comme un jeu.
Devant, seul, multiple, libre de mes genoux, du regard je me noue à vous et vous dénoue.

Métro nomme


Vent d’hommes vénal du matin
En fantômes du jour
Fend l’homme vandale de rien.

Souffles cadencés des pas
En silence de talons
Ecrasent leur regard sur rien.

Figement mou de vent
En fend mort
Feignant la dalle.

A l’homme des carreaux blancs,
Hommes du chemin,
Tu ne mets trop de lunes !

Par l’égard de mon regard
A l’homme de nulle part
Avant que tu ne le tues

Je nous tue
Tunnel où tu
Noues le vent avec rien.