Inexistence du présent


Comme un bouquet d’étoiles qui ne fane jamais et trompe le temps,
Le présent n’est que jonction entre ce qui vient de passer et l’inconnu à venir.

Juste une sensation, il ne peut même pas être plus furtif qu’un sourire dans un rêve
Qui étale en mémoire la chaleur de tous ces mots sur tous les lendemains.

Fraction d’apaisement en langage mensonger, rien n’est statique sinon que la mort.
Le présent ne se choisit pas. Il ne peut être que l’éternité qui s’impose et glisse en oubli.

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D’hier et de demain


d'hier et de demain1

Photographies : Boris Sentenac, droits réservés

La chapelle, gardée par quelques cyprès : fidèles flèches figées vers l’éternité, apparaît comme secret d’un souvenir vivant pareil aux murmures des prières désertées. Sa perspective telle une caresse sur les collines s’abandonnant à la mer séductrice de la lumière vouée à sa noyade nous dicte notre espoir.

Mensonge furtif de sérénité sur l’abandon tenace et obligé de l’enfant aux cris silencieux de sa mort inaccomplie, retour en bénédiction bleue sur la vérité de l’inexistence de l’horizon. Mer contre terre, jour contre lueurs, joies et peurs s’étalent autour de l’instant que nous gardaient les innombrables et centenaires suves pareils à une armée en campagne sur la misère fructueuse comme la raison bien pensante sur nos sourires, restés simples et essentiels, habillés d’hier et de demain.