Train du soir


Ou bien alors en fendeurs de poussière

Quelques fantômes plus furtifs que nuages,

Au bord du chemin en paroles d’horloge,

Personne n’accompagne le pas de l’escalator.

 

Le long quai des cavernes de transit,

N’est qu’évidence de destinations.

Sans faire verni, des gouttes de pluie tachent

L’instant et se figent comme tout le reste.

 

En bégaiement, rengaine de tous les jours,

L’infini est inconnu sur traverses.

Ici, seuls les trains n’évoluent que pour

Arriver dans les maigres quotidiens.

Perpétuel


Photographie : Jean – Michel MELAT – COUHET, tous droits réservés

 

La mer jaillit

Tel que l’amour

Contre son roc

Sur son destin

Que les vagues

N’ont eu de cesse

De raconter

Pourtant hélas

Jusqu’à présent

Toujours restée

Son inconnu

Et son espoir.

 

Aucune magie :

L’eau se maquille

Contre son roc

Tel un nuage,

Un univers

Qui se saisit

De l’éternel

En son instant

Et s’échappe

Pourtant futile

Comme un sourire

En souvenir.

 

Invisible et

Réel voyage

Contre mon roc,

Courants et vents

Eclaboussés

De nos étoiles,

Nos poussières d’eau

Saluent le ciel,

Embrassent la terre

Tel notre amour

De son ressac

Perpétuel.

 

Il n’y a plus

D’hésitation

Contre nos rocs,

L’essentiel lie

Nos mots jetés

En tourbillons

De tous nos vents

Enfin unis

En don de vie

A nos baisers :

L’amour jaillit

Tel que la mer.

 

Découvrez le regard de Jean – Michel Melat – Couhet :

http://www.j2mc-photographie.fr/

En éphémère


Illustration Svetlana Sirenko (droits réservés)

Illustration Svetlana Sirenko (droits réservés)

Bulle du fruit des terres maquillées en fumée pour saluer les cieux timides et offrir sur son lit une ombre d’humilité nécessaire aux prétentions passées de la lumière.

 

Tu t’inclines devant le don pour faire don à ton tour en traducteur des messages de ce qui fait ton éclat tandis que tu restes droit, plongé en terre nourricière à qui tu offres ta douceur apaisante.

 

Raconte encore le silence des couleurs.

 

Salutation forcée sur les herbes séchées, le temps inconnu courbe la vie en cet instant qui s’oublie et s’accroche à son origine pour s’approcher inéluctablement du point de rupture, règne absolu du vent.

 

Ainsi tu sais l’inconnu transparent balayeur de poussière, voyageur des lendemains, et tu restes dans le mystère de la force de tes racines accrochées à l’éphémère inexistant qu’est le présent.