Il pleut


Pareil à la parole enfin libérée,

Comme le soulagement attendu,

Tel l’effondrement de l’oppression,

En rire de fenêtre ouverte,

Conjurant le diktat du bonheur par l’excès,

Qui n’enfante que lourds regrets

Grondés par les cieux en pardon fort

Renouvelant, essentielle et simple,

L’inspiration du sourire,

Il pleut.

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Comme


« Oh mon dieu que c’est joli, la pluie »

« Pierre », Barbara

Comme autant de souvenirs d’étoiles
Qui s’effondrent sur la ville
Et ruissellent sur ses rues figées
Juste dans ce qu’on imagine être leurs passés,

Comme autant de poussières
Ramassées justifiant la fuite
Des flots unifiés vers les bouches
Promettant les chemins secrets de leurs avenirs,

Comme autant de virgules de silences
Qui giflent les habitudes
Et font autant de présents
Arrogants sur l’éternité,

Comme autant de mots
Transparents comme le besoin,
Euphorisant pareil à un chant,
Mais qui ne disent que trop l’envie sur la vie,

Comme autant de certitudes
Uniques mais éphémères
En dentelle ravissante sur l’instant
Ainsi déguisé en beauté,

Il pleut.