Mots d’instant


La caresse de sommeil s’infiltre au travers de la vitre.

Portée par le vrombissement de la rue il se destine à l’inconnu de mon instant et sur mon ignorance des certitudes bruyantes.

Il n’est de mots qui se disent, il n’est que des mots qui se vivent.

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Gris


Nuages de béton, les fenêtres reflètent l’infini de l’ennui qu’elles cadrent en gardant secret leurs univers obscurs.

 

Au ciel, les pelotes de dentelles empilées absorbent le rêve pour n’en donner que l’essentiel vital, réduit sans envie, et prennent l’essence des étoiles que les murs de brumes des villes ne savent pas.

 

Le monde semble nanti d’ignorance. Pourtant au dehors, dans les cieux comme sur terre, dans le gris de Nanterre, chacun cherche toutes les nuances de l’éclat.