Visite du ciel


Le ciel nous rend visite et boit les nuances
Ne laissant que quelques gouttes de silence.
Ne subsistent que les couleurs des toitures
Pourtant engourdies, en remparts des chaleurs
D’une quiétude sournoise qui ne parle
Qu’en fumée s’étirant en blancs sourires
Inconnus sur un ciel comme inachevé.
Le monde s’effondre tandis que chacun
S’élève en ce qu’il sait qui n’est, en ce jour,
Rien d’autre qu’épais brouillard de ce qu’il croit.

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L’injure des convenances


Comme le facteur qui se morfond avec la certitude de la méconnaissance, à chaque maison avec les mains présentes en guise de boite aux lettres, d’un monde qui s’écroule avec la banalité d’un propos valorisant, l’amour est aveuglant, piquant et toxique pareil à la fumée pour le profiteur des justes douces futilités. C’est de son feu que l’on profite pourtant…

Le décor appuie la certitude du poète qu’il couche en gouttes de doutes

Les yeux fermés, comme on sent la caresse sur le visage, invisible à la conscience corrompue, rassurante et mesurée, simple mais essentielle, d’un soleil de printemps père des parfums des jardins du bonheur, l’injure des convenances se fait la forte vérité.