Regards divers


Sur l’allée, se croisent des regards divers chargés et amères, sous trois cent soixante degrés glacés et transparents, des toiles d’hiver.

 

Sur le côté, de galaxies de branches en folie de brises fraîches comme le sourire de l’enfant qui, bras levés, sur trois cent soixante degrés,  fait la gourmandise de l’instant, pour tout fourrage, passent les étoiles d’automne.

Publicités

Pourtant tout est possible


Tandis que le soleil se sèche sur quelques nuages de son bain, sa lumière propre augure la fête qui se prépare.

 

Les arbres tendent leurs bras vers le ciel pour imprimer les innombrables confettis qui se jetteront comme amours de jeunesse dans le vent avant de faire tapis soufflé dans l’oubli.

 

L’ardeur fera monter la gourmandise avant l’ultime brûlure qui ne laissera que vieillesse froide en guise de couverture pour sommeil de solitude.

 

Le printemps est comme un leurre qui se répète pour désigner ce qui est en ce qui n’est plus.

 

Vérité sourde juste entendue, la réalité dit pourtant à qui l’écoute que tout est possible.

Miel


Miroir de souvenirs, trouble d’un avenir impossible, peu importe les éphémères explosions de couleurs : il ne reste jamais que la page blanche en lit de source allant inexorablement se jeter dans l’océan indifférent de tous les sommeils.

La brise sur ton abandon reste comme empreinte de plage : unique anonyme. Camouflage de camouflets, l’ensorcellement de sa peau comme reflet des grains s’estompe dans les taches des soleils morts sitôt le ressac épuisé, sitôt le silence des sirènes de l’horizon essoufflé.

Désormais fantôme sans âme, sa vérité est ton subterfuge d’ivresses séchées de larmes et miel de papier comme poison de gourmandises.