D’Orion à Antarès


La main du phare brasse la nuit sans disperser
Tous les espoirs brillants des cieux, et indique
Sa terre sans parler de ses nombreux amours,
Et au rythme toujours constant du ressac,
En consonnes d’étoiles, lumières sur couleurs
De la fumée de nos voyelles qui s’élèvent
Vers le grand voyage d’Orion à Antarès,
Le nôtre se déclame en toutes saisons,
Peu importe le monde que nous vivons.

L’écho de ta vie


Au cœur de la cité,

Comme si l’hiver était l’été,

Le rire excessif d’une jeune fille

S’envole avec son âge en souvenir.

 

S’inscrivant dans l’expression

De la fondation  d’un nouveau monde,

Il part dans le silence pour s’unir 

Avec toutes les jeunesses même passées. 

 

Il est comme certitude de mimosa

Qui parle en avance

Du devenir de la belle saison

Avant que ne s’endorment ses couleurs et ses parfums.

 

Deviendra -t- il comme la fumée ?

Grise pour n’être que vieille couleur passée,

Piquante comme poison pour larmes,

Et d’emblée trop légère pour être retenue.

 

N’oublie pas ton rire jeune fille,

Et sans l’envoyer dans la transparence

De convenances soumises plutôt qu’à soumettre,

Fais en l’écho assagi de tous les mots de ta vie !

L’injure des convenances


Comme le facteur qui se morfond avec la certitude de la méconnaissance, à chaque maison avec les mains présentes en guise de boite aux lettres, d’un monde qui s’écroule avec la banalité d’un propos valorisant, l’amour est aveuglant, piquant et toxique pareil à la fumée pour le profiteur des justes douces futilités. C’est de son feu que l’on profite pourtant…

Le décor appuie la certitude du poète qu’il couche en gouttes de doutes

Les yeux fermés, comme on sent la caresse sur le visage, invisible à la conscience corrompue, rassurante et mesurée, simple mais essentielle, d’un soleil de printemps père des parfums des jardins du bonheur, l’injure des convenances se fait la forte vérité.