La jeune fille à la fenêtre


La jeune fille à la fenêtre, Dali

La jeune fille à la fenêtre, Dali

Voile des rêves replié, comme les étoiles au matin, qui habille en souvenir le regard sur le monde qui s’étend de l’origine à la conquête, dans le seul silence de l’instant qui s’ouvre sur la brise voyageuse soufflant par vagues comme la mer qui s’étale, concluant son éternel voyage.

 

Ce matin, le ciel parle le langage des murs. « Je suis » en mots suffisants, comme la fenêtre ouverte : dehors en dedans, debout accoudée, le rêve éventé ne surprend que le regard sur le drapé de ta posture avant le souhait du « Bonjour » sage et aimant…

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Fille verte


Poète, couche à l’encre brune la fille verte des pays secs où il pleut du soleil dans les herbes qui ne connaissent plus la soif et cache l’amour qui appelle !

A celui qui se désespérait de sa page, sous les chênes et les pins et sur le tapis de leurs souvenirs qui frémissaient sous les tremblements caressés de la sylphide et qui se recouvraient de la brise qui s’activait à dénuder le sol de l’inutile pour le rendre tel qu’elle s’offrait, la belle se couchait en étirant le palais de son cœur comme pour étendre son sourire qui rendait la fraîcheur à l’instant vacillant.

Le temps suspendu dans ses yeux d’éternité verte plongeait dans le regard de la nuit. Les corps allaient s’unir comme les cœurs  aux enchantements naissants enfin lovés entre eux. Les couleurs et les lumières se faisaient bruits tandis que le silence se faisait éclat.

Le génie des hommes tue, de cuivres linéaires tendus, l’ombre des distances. Les poèmes et leur certitude, de ce qui est devenu souvenir, éteint l’abîme. Flou et électrique sa voix invite en son foyer et son sourire illumine le bureau de papiers et se couche à l’encre brune, comme regardant le bonheur de celui qui espère sur sa page.