Sur la page blanche comme la nuit


On arrose de mots
Les pleurs fanés
Qui s’écroulent du cœur
Et qui voutent le dos
En s’appuyant sur le temps.
Le cœur est lourd
Comme une armoire
Qui ne cesse d’être remplie.
Si de temps en temps on l’ouvre,
C’est juste pour croire
Qu’on la vide comme on croit
Que la page se noircit
Par l’encre luisante
Du poème déjà sec.

Publicités

Regard de l’espoir (vidéo)


Lorsque le dessin rencontre le calligramme pour parler à la vidéo…

Peau d’encre


Elle est caressée par ton poème, saisie par la main infidèle,

Dans son harem figé sur son grammage,

Le tatouage de la plume pour la renaissance de son secret,

Patient comme la mort à s’offrir sous sa couverture,

Patient comme l’oubli jauni d’un souvenir,

S’inscrit toujours, sauf dans la virgule de ses ailes,

Dans les silences pauvres comme l’Eternité qui n’a pas pied

De tous les chemins de poussière, de tous les cimetières.

Le visage du rêve (4)


le visage du rêve 1

(Photographie : Boris Sentenac, droits réservés)

Les ténèbres ne sont lit

Que pour furieux aveugles

Te faisant leur corbeau blanc.

De fils barbelés d’encre

En fraisil gris de nuit noire

Aux merveilles d’éclats de rêves,

La douceur de ton sourire

Sur ton visage est l’éclat

D’étoile sur le rêve des jours.

Mariage de la vérité

Et du rêve de tes patiences

L’éveil ressemble au sommeil.

Chaque heure voyage en train bleu

Au souffle chaud caressant

Les sommets secrets d’aimer.

Le voyage de ta beauté

Est l’ardeur de chaque flamme

Du soleil de tous nos rêves.

Voir « Le visage du rêve (1) » en cliquant sur le lien suivant

https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/26/visage-du-reve-1/

Visage du rêve (1)


les visage du rêve 1

(Illustration : Boris Sentenac)

A l’encre du passé se figent les ronces d’ombres en squelette d’expressions aiguisées.

Les griffures : secrets dévoilés de toutes les colères, sur ton visage de rêve sont comme chardon sous soleil.

Du paradoxe des lumières sur charbon de mots, naît l’empreinte du cauchemar au regard semblant comme le temps pétrifié.

Torpeur d’une gravure d’amour, elle n’est que poussière attendant son vent, un silence de couleurs avisées d’un seul instant brûlé.

Mais comme pour la croyance en des dieux, du fond des songes, les larmes forcent à l’espoir.

Pour lire la suite de la série « Le visage du rêve », cliquer sur le lien suivant

https://borissentenac.wordpress.com/2015/08/28/le-visage-du-reve-2/

Lumière d’absence


Laisse toi porter par les brises comme l’amour porte plus loin les regards que ceux d’un indien stoïque scrutant mystérieusement l’étendue des terres immobiles.

 

Il n’est de plume d’amour qu’en simple ornement d’ébène long sur peau d’automne. Dans les cieux, la lumière ne prend couleur que par impraticable détour.

 

Incontournables fulgurances d’étreintes comme impossibles orages de nuit sur ta haute montagne, les mélodies improbables sont vacarmes de larmes.

 

Au soir de la patience, sous les étoiles comme paupières ouvertes, à l’encre brune, plutôt que de crier l’absence au charisme d’une utopie, chuchote l’évidence pour la danse du regard du pâle voyageur avec qui tu partages tant de lunes.

Fille verte


Poète, couche à l’encre brune la fille verte des pays secs où il pleut du soleil dans les herbes qui ne connaissent plus la soif et cache l’amour qui appelle !

A celui qui se désespérait de sa page, sous les chênes et les pins et sur le tapis de leurs souvenirs qui frémissaient sous les tremblements caressés de la sylphide et qui se recouvraient de la brise qui s’activait à dénuder le sol de l’inutile pour le rendre tel qu’elle s’offrait, la belle se couchait en étirant le palais de son cœur comme pour étendre son sourire qui rendait la fraîcheur à l’instant vacillant.

Le temps suspendu dans ses yeux d’éternité verte plongeait dans le regard de la nuit. Les corps allaient s’unir comme les cœurs  aux enchantements naissants enfin lovés entre eux. Les couleurs et les lumières se faisaient bruits tandis que le silence se faisait éclat.

Le génie des hommes tue, de cuivres linéaires tendus, l’ombre des distances. Les poèmes et leur certitude, de ce qui est devenu souvenir, éteint l’abîme. Flou et électrique sa voix invite en son foyer et son sourire illumine le bureau de papiers et se couche à l’encre brune, comme regardant le bonheur de celui qui espère sur sa page.