Dimanche


Sur le fleuve d’un dimanche
S’écoulent en paroles
L’apaisement de secondes.

Le courant par toutes ses eaux
Emporte les larmes
En s’étirant sur les heures.

Les berges observées
Sont délices des temps passés
Qui chantaient des jours à venir.

Bélandre sur l’onde
Raconte en l’instant
Ce qui devient intemporel.

Les reflets scintillent
En simples bavardages
Furtifs et comme éternels.

Et quand vient le ponton
La virgule de ce dimanche
Nous dépose en de nouveaux jours.

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Dimanche.


Un dimanche descendant comme la rampe d’un escalier : statique, semblant contenir le temps qui lui reste d’une semaine qui finit dans la patience de l’inconnu à venir.

Dimanche faisant de chaque fine goutte de pluie du jour des inconnues d’un temps qui ne s’écoule infini jusqu’à la nuit qu’en larmes sur ce qui est perdu et s’écoulera sur la rigole de ce qui n’est encore qu’à venir.

Dimanche comme un ultime train de retour, un anniversaire en repos pareil au néant qui te dit que la mort de la semaine s’est évaporée de tes cigarettes qui, encore aujourd’hui, consument ton sourire.

Dimanche tousse, crachant sa semaine sans espérer la parole du lendemain sinon qu’au travers du voyage des nuages…

Lucidité d’un dimanche


Tôt, la lumière se fatigue des ombres.

 

Qu’elle s’y lance !

 

Tire le ciel : ton brouillard des mots trop bavards du regard d’en face entend l’inaudible comme on croit savoir. L’éclat ne peut plus donner que sa prière au travers de ton goût suspendu qui l’agrémente de sa couleur. Tu caresses la poussière de l’instant, l’histoire d’hier et même d’avant qui, comme nous, se lance nue dans le bain du silence.

 

Ferme la nuit : tes persiennes blanches font cieux invisibles à ceux d’en face et jours d’étoiles sur les secondes dévoreuses de notre sommeil nocturne. La lumière s’étale en secret d’univers infini. Tu fais rire les heures tandis que les minutes se lancent distinguées en rondes de silence.

 

Tard, l’ombre s’éveille de lumière.

 

Quel silence !