Dernier éclat


Dernier-eclat, photographie : Boris Sentenac , droits réservés

Dernier-eclat, photographie : Boris Sentenac , droits réservés


Des colonnes de certitudes il ne reste qu’un vague souvenir que forment les cadres des portes closes du temps. Te voici dans la maigre pièce de l’éternité, seul présent de tous les temps qui reflète la réminiscence du premier éclat.

Apaisant, tu vois qu’il a été poison de ta vie pour être ton ultime soulagement. Les couleurs sont derrière les portes dont tu as perdu le sens de lecture. Ton souffle s’éteint pour faire silence de ta vérité tandis que, dehors, crie encore et toujours la réalité.

Sécheresse du temps comme reflet de solitude à cet instant inexistant, il ne te reste que l’expression de derniers sens que tu as toujours fait taire pour faire sens. Ainsi désormais, tu sais que

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La vérité du dernier espoir


Un sourire comme éclat de verre

Lancé à l’azur mourant de poussière

Retenu par un nuage usé de voyages,

Amarre du jour accrochée au port de la nuit,

 

Trahi par le feu prétentieux des villes

(Cachées derrière le profil noir des collines)

A faire taire les étoiles qui pourtant,

Inlassablement pour certaines, apparaissent

 

Une à une comme autant d’espoirs sur la mort

Qui s’étend lourdement avant qu’en une seule fois

Elles ne soient utopie sur la vérité

De toutes les éternités.

De plumes


 

L’été dernier,

Les hirondelles cisaillaient

Les bourdonnements des chaleurs ondulantes

Et mystérieuses des murs.

 

Cet hiver,

Les tourterelles enroulaient

Le silence des ardeurs odorantes

Et secrètes des cheminées.

 

Hier,

Les merles saluaient

La sagesse de la lumière flottante

Et maquillée des ombres.

 

Ce soir,

Les chouettes figent

La peur sur les heures ignorantes

Et aveugles des différences.

Dernier regard


Couché de soleil qui s’étale au-delà de ta fenêtre et qui feutre sur tes murs les martagons narguant béat ton amour perdu dans le désert de leur poudre de nuit.

De ce charbon d’amour, le silence de l’éclat rouge de fatigue comme dernier regard sur les ombres triomphantes, écrase les paupières. Aucun vent d’étoile pourtant ne souffle cette poussière dans les yeux qu’emporte une larme d’adieu.