Absolu passager


Photographie : Boris Sentenac, droits réservés

Photographie : Boris Sentenac, droits réservés

 

La mer s’est retirée comme un drap de la couche qu’est l’horloge allongée de l’horizon.

 

Coincée comme un bâillement entre les deux oreilles, dont on ne sait plus s’il s’étire ou se contracte, elle a retiré sa fatigue du grand lit de la petite plage, nourrie de l’influence d’un reflet transparent d’une lumière qui ne dit rien de son mariage, effondré dans une normalité quotidienne qui éteint celle des vagues absentes du jour. La voici aveuglée de lumière, comme soumise à la transparence du mystère.

 

Pourtant, seules comme quelques souvenirs, la mer a laissé quelques flaques qui nous disent la déraison de l’absolu.

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À lire sur le même thème le poème de Margot Roisin :

https://versantares.wordpress.com/2016/10/12/maree/

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