Crépuscule


A l’âge du crépuscule, le plaisir n’est pas au couché de l’astre en ses dernières répétitions aux heures des soupes de légumes et de la nuit aveugle.

La préférence va à l’aube comme trophée du jour encore gagné et qui n’offre pourtant de promesses qu’aux admirateurs des fins de jours en ses joyaux à venir pareils aux poètes.

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Douces futilités


Crépuscule froid derrière les vitres sur souffle de saxophone pour dernière lumière en souvenir de chaleurs, la contrebasse accompagne le radiateur.

La trompette suit pour sonner les bulles piquantes qui jouent en s’élevant dans les flûtes des bavardages et des rires avec l’ampoule du salon.

Sans bruit tout en osant dire, la vie éclate tout ce qui fait chaque seconde.

D’un crépuscule


La nuit s’effondre avec ses étoiles sur les trottoirs de la ville.

Labyrinthe connu, mes pas à la maîtrise ancestrale marche sur le mystère qui s’est allongé sur les lumières braillardes, rivales prétentieuses et aveuglantes sur les belles et vastes silencieuses.

Cependant, le pire est toujours pour demain et ainsi le meilleur se tente dès maintenant.

Souvenirs de guerre


A Alice et Robert Topart

Guides du savoir ancestral perdu dans les ténèbres, mères d’espoirs de lendemain à naître des mers, chaque nuit le silence des cieux lève les regards prosternés le jour face à la parole aveuglante.

La lumière qui s’éveille incendie déjà comme toujours le scintillement des étoiles dont il ne reste que les larmes sur le devenir de chaque rose.

Réveil d’un monde sourd au réveil de chacun, pourtant inlassable même jusque dans la poussière des hommes aux feux cadencés, rythmé de tambours, flamboyant de souffle dorés en commémorations immédiates des cris et des sifflements d’horreurs larguées. Gloire de raisons sourdes que braillent les convaincus aux nuages pourtant pareils pour tous.

En ce jour de plus du jeu des feux, le crépuscule raconte le gâchis et lance le souvenir de la rosée dans le bavardage des astres.

Plus tard, dans ce qui aurait dû être le temps de l’oubli, de l’éclat d’étoiles qui souffle la poussière des hommes, il reste néanmoins les nuits blanches déchirées par les éclairs suivis de l’écho des réminiscences.

Eblouie


Eblouie par le soleil, tu n’as pas vu la lune s’installer sur le jour sublimé par ton cœur.

Depuis, parce que ton ivresse a été ton oubli du crépuscule, tes larmes reflètent la transparence de l’éclat de la nuit sous le regard lumineux et pâle de la réminiscence de ton mystère de désolation brûlante.

Si la lune s’invite le jour, le soleil déserte toujours les ténèbres et tu sais que la lumière n’est rien non plus sans ce qui la reflète. L’absence ne peut signifier que ta propre tentation et la souffrance de ton cauchemar déguisé en rêve ressemble à un épouvantail en costume moqué par tous les corbeaux.

Maintenant, à chaque heure de tous les jours qui se font nuit, tu vis de touffeur écrasante d’ennui telle la solitude d’un univers entier perdu dans ses étoiles ainsi devenue brillante de néant.

Quand les couleurs reviendront, avant même que le bon sens des pauvres gens ne devienne rengaine, prend la chaleur et méfie-toi de l’aveuglement d’un zénith trop bas.

Un murmure du savoir


Au crépuscule des bruits, l’espoir de ma vérité

Se dépose lentement sur ma couche encore froide.

Les éclats des débris de vie seront les poèmes

Et, sous les éclats des débris de nuit,

La légende aux yeux clos en est déjà la source.

A l’aube des bruits, quand les rêves liés

A ma réalité se font fantômes,

Reste, essentiel et mystérieux,

Un murmure de la quête honnête du savoir.