Douces futilités


Crépuscule froid derrière les vitres sur souffle de saxophone pour dernière lumière en souvenir de chaleurs, la contrebasse accompagne le radiateur.

La trompette suit pour sonner les bulles piquantes qui jouent en s’élevant dans les flûtes des bavardages et des rires avec l’ampoule du salon.

Sans bruit tout en osant dire, la vie éclate tout ce qui fait chaque seconde.

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Sourire d’espérance


 

Photographie Boris Sentenac

Photographie Boris Sentenac

 

L’heure, par nature silencieuse comme l’éternité,

Sonne en éphémère et timide muguet

Les chaleurs et les sucres de l’enfance

Laissant ainsi stoïques les patients cyprès

Des murs des souvenirs sous dalle de mystère.

 

Fils d’un jeune soleil et de l’ombre,

Tu es un petit brasier d’espérance sur tige

Dans lequel, en lumière, tinte simplement

Le parfum qui ne s’offre qu’à l’instant

Et s’étire, comme l’été à venir, en sourire.

Emerveillement


Invisible nuage de novembre qui laisse quelques larmes transparentes sur les feuilles éternellement vertes d’un bosquet et dont on s’étonne, au travers des paroles de chaleurs, qu’elles ne soient pas absorbées comme les façades qui n’ont plus de sens d’ombre.

Tout ramène au brillant lourd du sol. Eclipse de sourire et zéniths de calvitie qui, silencieuses, n’expriment plus que la fatigue du bonheur. Insensiblement tout s’écoule en vernis d’honneur pour justifier la soumission de la chute. Pluie comme regard, le nécessaire est devenu invisible de novembre.

La moquerie des poètes est le désespoir du possible. Pourtant, il reste bien les larmes transparentes sur les feuilles vertes d’un bosquet et la chaleur de ton sourire devant pareil émerveillement.