Pauvre imbécile


Avec le temps pour témoin, la fatigue à épousé la colère
Sur ce chemin encombré, où j’ai oublié mes sourires
Pour quelques forts bavardages en reflet d’être.

De ces vents sortis de ma bouche
J’ai soufflé sur la poussière qui a occulté
Le chemin où je te prenais la main.

J’ai soufflé la poussière, oubliant la prière,
Jusqu’à ne plus voir Antarès
Et ne plus voir ton éclat.

Dragon bleu, j’ai brulé mon rêve,
Ma cendre ne sera jamais poussière de lune
Qui souriait à nos regards lointains et amoureux.

Il m’a fallût en pauvre imbécile
Etaler mes larmes des cieux jusqu’en mes terres
Pour me rappeler nos étoiles.

Parure d’orage, tempête en lieu et place de douces brises
Avec arrogance, j’ai oublié d’aimer
Simplement parce que je t’aimais.

Le silence ne s’éteint jamais,
Il est envahi par le bruit,
Et je ne te sais plus que pour rien.

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Le bruit des autres


Pareil aux ténèbres qui ponctuent les éclats entre chaque etoile, pareil à la pudeur de l’espoir comme si se taire lui permettait d’être, le légitimait,

Le bruit des autres est telle prédiction d’apparition de nuages ne restant pourtant que transparents.

Vérités diverses à la prétention de réalité, le bruit des autres est ce qui impose mon silence.

Quand soudain…


Tandis que la place s’étale dans un bruit diffus, le temps se fige par la lumière de ton regard habillé par la malice de ton sourire à faire blêmir celui de la nuit. Il n’est plus d’autre étoile dans mon souffle saccadé, en voyage sans boussole, guidé par un vent de tempête à la seule rigueur de ta caresse.

Quand soudain…

Le silence prend sens. Nous errons depuis quelques mots d’inconnus médusés dans l’étonnement qui se refuse  à sa raison. Il se répète comme pour revenir sur une erreur.

Quand soudain…

Certain du langage, la colère reprend le silence. Son souffle léger s’envole, irrattrapable comme un enfant qui court avec le rire de toutes les émotions. Tristesse, colère et peur se mélangent avec la joie encore vivace de l’instant d’avant.

Quand soudain…

Notre essentiel naissant devient malgré nous indécent. La joie est morte : fusillée loin de là. Il n’y a plus de lieux, plus de couleurs. Les larmes sont encore en caverne tandis que le soleil pétillant de nos verres n’a plus d’inclination dans ses messages de toute soif.

Quand soudain…

Le premier temps d’un amour qui s’avoue éclate avec l’écho des canons sans aucune raison tandis que d’autres, voilés par la folie, meurtriers et ignorants de la lumière de ces instants, se font exploser pour des idées aspergeant sur notre idylle comme sur leurs victimes une mort pour rien.

Quand soudain…

Il n’est plus d’autre étoile dans le souffle saccadé du monde, en voyage sans boussole, guidé par un vent de tempête à la seule rigueur du chaos.

Des bruits (2)


Dans les rues de tous les jours

Nos taches de bruits diffuses et continues,

Fil de vie infini sur lumière transparente

Traduit en mots se voulant relief de nos plaines

Couronnée de l’horizon haut perché,

Ecrasent le sommet rêvé

Que chacun tête baissée rend aussi sourd

Que l’opulence illusoire rend aveugle

Tous les regards quotidiens

Sur un bruit de source.

Des bruits (1)


Dans les jardins,

Penauds au long réveil,

Engourdis et transis

Par la saison des nuits,

Strictement surveillés

Par les clôtures aux ordres

D’une volonté commune

De paradis rondement déguisés

Et se répétant,

Parfois renforcés

Par d’épaisses haies

Qui repoussent vertement

Tous les regards quotidiens,

Le silence trahit sa culture.