Eclat de nos jours


Sur le balcon de nos rêves qui s’endorment à la caresse de la jeune chaleur, les ombres s’accrochent encore comme sécheresse de nuit.

 

Un angélique sourire de désolation sur cet inutile aveugle se fait guise de croissant de lune sous l’éclat de tes yeux comme étoile de ton « bonjour ! »

 

Ma main accompagne alors la brise dans la fougue coiffée par l’oreiller et restée figée.

 

La richesse des heures endormies nous offre le temps du midi qui n’aura ni heure ni clocher. La spontanéité est l’innocence de la vérité.

 

La lumière est encore silence et, avant même d’entamer le tintamarre de la journée, se dépose sur l’oppression des méfiances sombres et condamnées, à la pointe du jour, l’éclat simple de nos jours.

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Au chant des cigales


Cachée derrière les containers cerbères de ce qui n’est plus, tu attendais le carrosse bleu gardien de ce qui allait être en promesse éternelle.

Vers l’inconnu, comme envoûté par les sirènes de chaque été se faisant mystère des terres, l’espoir filait contre les vents pour se camoufler du soleil brûlant et ne profiter que des caresses des brises sur nos cœurs, nos regards et nos sourires envoûtés.

La poussière dansait sous nos pas silencieux et timides avant que le souhait ne soit foi. Le temps se figeait alors en lumière et en couverture de lit de terre de feuilles et d’amour.

Ici le souvenir reste un miracle. L’instant se fait mémorial. Et nous voici bravant les saisons à chanter comme ces cigales témoins de la patience à jamais rompues.

L heure entame un adieu, l’éternité rayonne sur notre bonjour.