Danse !


Danse ! Pose tes chaussures rouges et danse le blues.

Je suis mort aujourd’hui, c’était un autre jour et le temps gagné se grave encore en temps perdu. Je vois la lumière j’entends le bruit sans autre caresse que celle des saisons aussi lourdes que ma stèle et qui se succèdent sur mes épaules. Je suis mort aujourd’hui, c’était un autre jour, et il se peut que tu t’en souviennes. La nuit s’est posée en écho, celui qu’on suggère à la joie avant de se taire.

Danse ! Pose tes chaussures rouges et danse le blues.

La vérité se dit d’abord en faits et non en mots choisis. Un jour la mort m’offrira mon désir, un jour je serai mort d’être jeune.

Danse ! Pose tes chaussures rouges et danse le blues.

D’hier jusqu’à aujourd’hui


Le bonheur s’étirait jusque dans l’absence

Pour enfanter la nostalgie et l’espoir,

Père et mère à leur tour des lendemains à venir.

 

Il y a longtemps mon amour, en adieux réguliers,

Le temps se perdait dans la brume de l’éternité

Qui séchait sur mes lèvres et pénétrait en promesse

Du don de soi jusqu’à mon retour de l’horizon noir :

Prochain départ vers notre surprise de l’aube sur la mer.

 

De hautes vagues de terre en mur d’Espagne

Vers les flots incessants à la mémoire grecque

(Et tant pis si nous sommes poètes)

Au regard aujourd’hui plus vaste sur les terres d’hier,

D’un dernier soupir couvert de larmes qu’épuisaient

Nos sourires de tous les charmes,

La patience s’écoulait finissante

Comme dernière goutte de pluie sur la transparence

Du monde sur la vérité de nos chaleurs.